Le 27 septembre dernier, la maison de Mario Edouard, Rodriguais vivant à Maurice depuis plus de vingt ans, a été la proie des flammes. La maison située à Camp Firinga abritait également tous les effets personnels de son ex-épouse. Or, Mario Edouard a été le seul à recevoir une indemnisation, et ce, bien qu’il ait, selon ses dires, mentionné le nom de son ex-épouse au moment de faire sa déposition à la police. Il soupçonne la police d’avoir délibérément omis d’inscrire le nom de Vishwanee Dasroo.
« Je considère cela comme une injustice à mon égard! » Il a ainsi fait appel à l’Ombudsman et attend de connaître le dénouement de cette affaire. « Ce samedi-là, j’étais sorti pour offrir mon aide à un ami à qui on avait volé de l’argent. C’est un voisin qui m’a appelé pour me dire que ma maison était en feu. Quand je suis arrivé, tout était anéanti. J’étais dans une terrible désolation », dit-il. Le travailleur social dort à même le sol dans un coin de sa maison qui n’a pas complètement brûlé.
Après plus d’un mois, Mario Edouard déplore qu’il n’ait reçu aucun rapport de la police alors qu’il affirme que des experts se sont rendus sur les lieux. Selon lui, il s’agirait d’un incendie criminel, suite à des « vérités » qu’il aurait dévoilées lors d’une réunion politique à laquelle il avait assisté par curiosité. Le travailleur social qui dit défendre la cause des plus démunis, notamment les Rodriguais « qui sont des laissés pour compte » et les « afro-créoles qui sont victimes, comme moi, de discrimination », est inconsolable face sa grande perte: « Tou mo bann dokiman, mo bann foto souvenir ek tou seki monn pren des années pou construire inn aneanti », dit-il.