Le permis accordé au bookmaker Pay-on-Line Ltd par la municipalité de Curepipe agace les conseillers de l’opposition. La raison évoquée : sa proximité avec la municipalité, au Lakepoint. « Même si c’est légal, est-ce acceptable, du point de vue éthique, d’octroyer un permis à une maison de jeux à proximité de la mairie ? » s’interroge Sundee Beedassy, conseillère mauve.
La municipalité de Curepipe a validé la demande de permis de Pay-on-Line Ltd, un « bookmaker operating outside racecourse », qui s’est installé depuis le début de cette année au Lakepoint, Curepipe. Le hic est que ce commerce se situe à proximité de la mairie.
Lors de la réunion du conseil jeudi, Sundee Beedassy s’est interrogée sur les conditions de l’octroi d’un tel permis. Questionnant le maire Mario Bienvenu, la conseillère mauve a, entre autres, voulu savoir si cette décision était « acceptable du point de vue éthique ». « De plus, Pay-on-Line Ltd se trouve à 50 mètres de la librairie Carnegie et à proximité de la salle de fêtes », a-t-elle dit.
Le maire devait alors rappeler à Sundee Beedassy que « le Casino de Maurice se trouve pas trop loin de la municipalité ». Ce qui a fait réagir les membres de l’opposition qui soutiennent que cette situation ne devrait pas être encouragée, évoquant l’image que renvoie le centre ville.
S’agissant des questions sur l’octroi du permis à Pay-on-Line Ltd, Mario Bienvenu a soutenu que « there was a permit for Bookmaker operating outside racecourse at Lake point Ltd since 26.03.09 occupied by B-Wins Ltd, valid up to 1.12.11. In 2012, the trade fee was not accepted as no Gambling Regulatory Authority (GRA) licence was produced on renewal of year 2012. The said activity has been ceased as per letter dated 27.12.12 from GRA ». Cependant, en décembre 2012, cette même institution a soumis un « clearance » afin que Pay-on-Line Ltd opère au Lakepoint comme c’était le cas pour B-Wins Ltd. Le trade fee payé en janvier 2013 permet ainsi à cette maison de jeux d’opérer jusqu’en décembre.
De son côté, un ex-conseiller pointe du doigt le fait que « certains commerces arrivent facilement à obtenir un permis alors que d’autres doivent faire face à l’excuse de Fire Clearance ». « Si ce problème était réel, le bâtiment en entier ne devrait pas être opérationnel. Or des snacks, des boutiques, un cabinet dentaire, entre autres, poursuivent leurs activités au Lakepoint. »