Le couple Cooppen, originaire de l’île Maurice, est pris au centre d’une controverse en Grande-Bretagne. Soondressen Cooppen, 51 ans, et son épouse Maleenee, 42 ans, sont accusés d’avoir délaissé les pensionnaires d’une de leurs trois maisons de retraite dans le froid hivernal. Le journal britannique Daily Mail rapporte, dans son édition de vendredi, que le couple vit aisément et avait même célébré les 18 ans de leur fille aînée en grande pompe au Domaine de Bel-Ombre à l’île Maurice.
Intitulé “Partying in paradise: Owners of care homes so neglected residents had to be evacuated celebrate daughter’s 18th birthday with lavish party in Mauritius”, l’article dénonce avec force le traitement indigne et inhumain qu’auraient subi des pensionnaires du Merok Park Care Home, spécialisée dans les soins aux personnes atteintes de démence et handicap, à Banstead à Surrey dans le Sud-Est de l’Angleterre.
En effet, selon les témoignages recueillis par le journal britannique, les proches décrivent le Merok Park Care Home de “porcherie”. Et se demandent comment le couple mauricien a pu facturer autant d’argent aux pensionnaires pour des soins qui laissent à désirer. Leslie Shields, dont le père de 78 ans, était un résident, a déclaré: “Quelqu’un doit être poursuivi à ce sujet. Les résidents de cette maison ont été traités comme des animaux. Les jambes de mon père étaient couvertes de plaies. Il doit y avoir une enquête de police pour déterminer s’il y a eu négligence criminelle. Et les gens en situation d’autorité qui étaient censés réglementer cette maison de retraite doivent se demander pourquoi ils n’ont pas agi avant. Certains pensionnaires se rabattent sur des économies de toute une vie.”
La Commission de la Qualité des Soins (CQS) a découvert en septembre dernier que les pensionnaires étaient lavés à l’eau froide à 29°C et soignés par un personnel non qualifié selon les critères requis. La BBC rapporte, dans son édition du 10 décembre, que les inspecteurs de la CQS ont, par ailleurs, fait part d’une odeur suffocante d’urine et que les pensionnaires ne recevaient pas d’aide pour se nourrir et dormaient sur des lits qui favorisaient des escarres.