Après la manifestation de la semaine dernière, réclamant le départ de la maîtresse d’école, l’ambiance s’est détériorée à l’école du gouvernement de Lapeyrouse, à Eau-Coulée. Un membre du personnel a même porté plainte à la police de la localité. Les parents, eux, se disent inquiets des possibles répercussions de la situation sur leurs enfants.
Mercredi dernier, les enseignants de l’école Lapeyrouse, regroupés au sein de la Government Teachers’ Union (GTU), ont manifesté pour réclamer le transfert de la maîtresse d’école. Une réunion organisée avec les responsables de la Zone 3 avait laissé comprendre que celle-ci allait temporairement se retirer en attendant qu’une solution soit trouvée à ce conflit. Mais une semaine après, rien n’a été fait et les deux parties sont contraintes de continuer à collaborer. Ce qui ne s’avère guère facile selon nos sources. « Nous travaillons dans un stress terrible. Ce n’est pas sain pour les enfants. Nous souhaitons que les autorités concernées s’intéressent à notre situation », disent des enseignants inquiets.
Ceux-ci déplorent le fait que leurs doléances n’aient pas été prises en considération jusqu’ici et se demandent pourquoi le consensus dégagé avec les responsables de la zone n’a pas été appliqué. Après la manifestation de la semaine dernière, les relations de travail sont devenues difficiles, à tel point qu’un membre du personnel a porté plainte à la police. Les parents, eux, se disent inquiets, et ne souhaitent pas que cette situation influe sur le travail de leurs enfants.
Au ministère de l’Éducation, on affirme suivre la situation de près. « Le Directeur de la zone nous a, en effet, référé l’affaire. Nous travaillons actuellement sur le dossier. »
Le Mauricien a essayé d’entrer en contact avec la maîtresse d’école concernée pour avoir sa version des faits, mais on nous a fait comprendre que les fonctionnaires ne peuvent faire de déclaration à la presse.
Rappelons qu’au cours de la manifestation de la semaine dernière, une altercation a également eu lieu entre le directeur de la Zone 3 et Vinod Seegum, président de la GTU. Ce dernier a porté plainte au ministère de l’Éducation.