La Journée mondiale de la maladie de Parkinson a été observée au cours du mois d’avril. Maladie dégénérative résultant de la mort lente et progressive des neurones, la maladie de Parkinson affecte les mouvements des patients. Tremblements, gestes rigides, absence d’expression faciale et lenteur de locution sont quelques symptômes. Si à l’échelle mondiale on estime que plus de 300 000 personnes sont diagnostiquées chaque année, à Maurice le neurologue Dominique Lam Thuon Mine, spécialiste en maladies nerveuses et cérébrales, estime le nombre à « environ 1 % de ceux de plus de 60 ans ». Après l’Alzheimer, dit-il, « c’est la maladie neurodégénérative la plus fréquente ». À ne pas confondre toutefois avec le parkinsonisme, où le patient présente des symptômes comparables, mais d’origines différentes.
C’est le Dr James Parkinson qui, en 1817, a décrit pour la première fois la maladie de Parkinson, sous le nom de « paralysie agitante », que le neurologue Jean-Martin Charcot appellera par la suite la maladie de Parkinson. Selon le Dr Lam, il est assez difficile d’établir des chiffres concernant le nombre de personnes diagnostiqués puisqu’il s’agit d’une maladie de personnes âgées et que, de plus en plus, les gens vivent plus longtemps. « Automatiquement, le pourcentage augmente. Il y a 25 ans, l’espérance de vie était de 65 ans. Aujourd’hui, elle est de 75 ans et dans dix ans, elle sera peut-être de 80-85 ans ». En général, la maladie apparaît après l’âge de 60 ans. Environ 1 % de cette population est affectée. « C’est une maladie qu’on peut aussi rencontrer à partir de 50 ans, tout comme elle peut apparaître chez un jeune de 25 ans, mais plus rarement ». Son plus jeune patient était âgé de 25 ans.
Selon le Dr Lam, l’âge, qui entraîne un manque de neurotransmetteurs, dont la dopamine, au niveau du cerveau, est une des premières causes de cette maladie. Elle peut aussi être d’origine héréditaire ou liée à une intoxication à des produits tels que les pesticides. Enfin, elle peut être la conséquence d’un traumatisme crânien, à l’instar du boxeur Muhammad Ali, de l’ancien Pape Jean-Paul II et de l’acteur Michael J. Fox. Le facteur héréditaire n’est toutefois pas automatique. « Souvent, les symptômes des maladies neurodégénératives sont liés. Un patient peut souffrir à la fois d’Alzheimer et de Parkinson ». Parmi les symptômes les plus courants, le ralentissement au niveau des mouvements. « Le patient fait des petits pas. Il piétine et a le dos courbé. Ses mains ne se balancent plus quand il marche. On note des petits tremblements au niveau des extrémités : mains, jambes, etc. On parle aussi de tremblement qui s’accentue au repos. On parle d’hypomimie, ou “mask face”, quand la personne est figée et rigide, avec une absence d’expression faciale. La tonalité de sa voix est faible, monotone et elle prend du temps à parler (dysarthrie) ». Par ailleurs, le patient se retrouve souvent dans l’incapacité d’écrire ou encore d’attacher les boutons de sa chemise.