Il aurait dû déjà avoir subi sa 8e opération. Mais faute de moyens, le petit Karan Tohooloo n’a pu se rendre le mois dernier en Inde où est prévue cette opération délicate. Aujourd’hui, en raison de ses complications de santé, il devrait aussi, s’il arrive à se rendre au Manipal Herat Foundation Hospital, Bangalore subir une opération du rein. Mais cela risque de ne pas se faire car les parents, Vindoomutee et Ashock, du petit Karan ne disposent pas du financement nécessaire pour cette intervention chirurgicale. Toutes les portes auxquelles ils ont frappé au niveau des organismes publics mais aussi des firmes privées leurs sont restées fermées. Le petit Karan n’a plus droits aux aides de l’Etat et il ne peut bénéficier de l’aide CSR des entreprises. Ces parents font appel à la générosité des Mauriciens afin de récolter les fonds nécessaires pour pouvoir envoyer leur enfant en Inde, avant que le petit ne commence à faire sa croissance et voir ainsi ses chances de guérison s’amenuiser.
Du haut de ses 11 ans et déjà il a subi sept opérations. Deux autres opérations l’attendent. Né avec plusieurs malformations (au coeur, au rein, au système d’excrétion et à la vessie), le petit Karan souhaite être un enfant comme les autres. C’est la générosité des Mauriciens qui lui ont permis d’avoir recours à ces interventions chirurgicales qui lui permettent aujourd’hui de survivre. Karan a même pu se rendre à l’école primaire Pandit Sahadeo. Mais depuis quelques temps, son état de santé et son état psychologique ne lui permettent pas d’être avec ses petits camarades de classe. Désespérée, sa mère Vidoomutee Tohooloo, fait à nouveau appel aux Mauriciens, car le petit n’est plus éligible aux subventions de l’état.
En début d’année, il était prévu une somme de Rs 350, 000 pour que le petit puisse se rendre en Inde et se faire opérer. Sa famille n’a pu récolter, à travers des quêtes publiques, et des dons, qu’un tiers de la somme. Aujourd’hui, complications de santé obligent, ses parents doivent trouver Rs 700, 000, pour que Karan se fasse opérer, non seulement pour le remplacement de l’un des artères artificiels qui le maintient en vie, mais aussi d’un de ses reins. Il est urgent de rassembler la somme restante afin que le petit — qui se renferme de plus en plus sur lui, en raison des difficultés qu’il rencontre dans sa vie quotidienne — puisse subir ses opérations avant que le petit Karan ne fasse sa croissance. « Après ce sera trop tard », explique sa mère qui se bat depuis 11 ans pour son fils.