La saison estivale est propice aux moustiques, et avec eux, les risques de transmissions des maladies vectorielles, en l’occurrence le chikungunya et la dengue. D’autant qu’une fois ces maladies détectées dans un pays tropical comme le nôtre, leur éradication complète est quasi-impossible, selon le ministère de la Santé. Seul moyen de les combattre: la prévention et la vigilance. Une stratégie qui aurait porté ses fruits selon le ministre de la Santé, Lormus Bundhoo, qui tenait une conférence de presse la semaine dernière, annonçant que pour 2012, un seul cas de chikungunya a ainsi été enregistré. Les statistiques révèlent également le recensement par les services sanitaires, durant l’année, de 13 cas de dengue, alors que pas plus tard que la semaine dernière, un marin philippin a notamment contracté le virus de la malaria.
Ainsi, selon les chiffres officiels du ministère de la Santé, un seul cas de chikungunya a été répertorié à Maurice depuis le début de l’année à ce jour. Ce cas isolé remonte à mars 2012, dans la région d’Ebène. Il s’agissait d’un homme d’une soixantaine d’années qui était brièvement hospitalisé à la clinique Apollo Bramwell, suite à des symptômes fortement suspects. Des prélèvements sanguins analysés par le laboratoire de l’hôpital Victoria, Candos, ont confirmé qu’il était atteint par cette maladie transmise par le moustique tigre ou Aedes albopictus. Depuis, aucune autre victime du chikungunya n’a été enregistré. Faisant un rappel de la première épidémie de chikungunya qui a touché le pays en 2005 avec une résurgence en 2006, le ministre de la Santé fait ressortir que cette épidémie a touché 30 % de la population. « Les 70 % restant sont aujourd’hui plus à risque puisqu’ils n’ont pas développé la résistance contre la maladie », souligne-t-il. D’où l’appel à la vigilance, afin de se protéger et empêcher la prolifération des moustiques.
En ce qui concerne la dengue, l’épisode la plus conséquente remonte à 2009, lorsque le virus avait éclaté dans la capitale. Si, en 2011, 8 cas de dengue avaient été enregistrés, pour 2012, 13 autres cas ont été recensés. Il s’agit en l’occurrence de cas importés, touchant ou des Mauriciens ayant voyagé dans des pays à risques, ou des travailleurs étrangers en provenance des pays à risques. Ainsi, selon la Santé, Maurice est vulnérable à ces maladies vectorielles en raison, entre autres, de la présence des travailleurs étrangers venus des pays où la maladie existe, des nombreux Mauriciens qui voyagent vers les pays à risques, mais également par rapport à nos relations commerciales avec ces pays.
De janvier à octobre 2012, suivant le protocole de vigilance mis en place par la Santé, un contrôle a été effectué auprès de 214 470 passagers pour la malaria ; 219 749 pour le chikungunya et 278 788 pour la dengue.