La Fondation Malcolm de Chazal (FMC) jouit d’une bonne santé au vu du nombre d’activités organisées et de personnes touchées en 2013, a fait ressortir son président, Robert Furlong, dans une récente rencontre avec Le Mauricien. « Cela entraîne une dynamique qui se poursuit en 2014 avec des activités supplémentaires », ajoute-t-il. La fondation a pour objectif de préserver les travaux de Malcolm de Chazal, artiste, poète, écrivain, philosophe et dramaturge mauricien et de les disséminer parmi le public.
Faisant le bilan des activités de la fondation pour 2013, Robert Furlong en note quatre majeures à Maurice : l’exposition itinérante à travers le pays pendant toute l’année intitulée « Malcolm de Chazal ; l’homme et l’oeuvre » ; sa participation au salon international du livre Confluences en mars qui a touché entre 200 et 250 enfants par jour à travers des ateliers de peinture, de lecture et l’exposition ; sa participation à la campagne des droits des enfants « 16 jours, 16 droits » et le 2e festival chazalien. « Nous sommes fiers de cette association avec le ministère de l’Égalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être familial où Chazal se fait le porte-parole des droits des enfants », souligne Robert Furlong. Notre interlocuteur rappelle que la fondation a touché un millier d’enfants à travers 35 ateliers de peinture tenus dans toute l’île — d’Abercrombie à Baie-du-Cap, de Flic-en-Flac à Argy, en passant par Caroline, Chemin-Grenier, Fond-du-Sac, La Marie, Le Morne, Pailles, Petite-Rivière pour ne citer que ces quelques endroits. Une activité qui a abouti à une sélection de 100 panneaux qui ont été exposés du 1er au 16 juin ; des images accompagnées de citations de Malcolm de Chazal.
Commentant le deuxième festival chazalien, le président de la fondation se réjouit d’avoir atteint un nouvel objectif soit celui de « faire se produire des talents peu connus ». Il cite la représentation « Guerre dans Mars », nouvelle pièce de Chazal récemment découverte et mise en scène par des comédiens locaux connus et peu connus, la danse créative « Rythmes et correspondances » autour de « Pétrusmok » et le film d’animation ou encore la déclamation des jeunes slameurs pour l’activité « Slamchazal ». Robert Furlong se réjouit aussi de la coopération entre la fondation et deux galeries privées qui ont exposé des peintures originales de Malcolm de Chazal.
Sur le plan international, le président de la fondation relève lixiviation de l’institut français de Madagascar pour un forum littéraire et une exposition de deux semaines pour présenter l’homme et son oeuvre, la fondation a aussi donné une conférence à l’université de Tananarive.
Robert Furlong note une participation de plus de 200 auditeurs à ces deux manifestations littéraires et la conférence. « Les questions posées et les remarques complémentaires formulées témoignent du grand intérêt suscité par l’oeuvre de Malcolm de Chazal à Madagascar », fait-il ressortir en ajoutant que cet événement a eu bonne presse dans la Grande Île. Selon lui, tout cela renouerait « avec les liens littéraires forts et constants qui, dans les années 1950-1960, reliaient Madagascar, La Réunion et Maurice ».
La manifestation à Madagascar a bénéficié du soutien de la Cellule Culture et Avenir du Bureau du Premier ministre mauricien.
Un élément déterminant dans le succès de la quinzaine chazalienne à Madagascar fut la publication de « Les sirènes de Morne Plage » aux éditions Dodo vole. Un beau livre d’enfants avec des images peintes par Malcolm de Chazal pour illustrer les contes.
Le président de la fondation s’est aussi rendu en France, à Paris en décembre. Il a fait une présentation sur Malcolm de Chazal et Robert Edward Hart à l’ITEM (l’Institut des textes et des manuscrits modernes), qui est une unité de recherche du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et de l’ENS (École normale supérieure) consacrée à l’étude des manuscrits d’écrivains. Robert Furlong est aussi en pourparlers avec France culture dans le cadre de « l’actualisation du fonds audiovisuel chazalien de cette institution avec, en point de mire, l’enregistrement des pièces de théâtre de Malcolm de Chazal ».
Le président de la Fondation prévoit d’étoffer le calendrier d’événement pour cette année avec en outre la finalisation des conditions pour l’attribution d’un prix Malcolm de Chazal, des réalisations éditoriales dont une publication d’une compilation des articles sur Malcolm de Chazal dans la presse locale depuis 1940, l’enrichissement du site internet de la FMC et le lancement de la recherche pour un catalogue sur les peintures chazaliennes. Un projet qui devrait durer 3 ans.
Robert Furlong souhaite aussi une meilleure coopération avec l’Institut français de Maurice ; un amendement de la loi et que la municipalité de Port-Louis, propriétaire des lieux qui abrite la fondation, entreprenne les travaux nécessaires pour remédier au problème de fuite d’eaux sur place, afin de protéger les documents et peintures originaux du génie mauricien.