Poste de Police de Vacoas

Un boutiquier de 46 ans a été agressé au couteau lundi dans son commerce à Bonne-Terre, Vacoas. Dans sa version consignée à la police, il avance qu’il se trouvait seul dans son local en début d’après-midi lorsqu’un maçon de 43 ans, résidant le quartier, est entré. Prétextant avoir été mordu par le chien du boutiquier, l’homme lui aurait réclamé Rs 1 000 afin de ne pas porter plainte. Mais le commerçant a refusé. A la suite de quoi l’individu a quitté les lieux. Ce dernier serait néanmoins revenu une demi-heure plus tard, accompagné cette fois de trois personnes.

Sur les instructions du maçon, les malfrats aurait alors roué de coups la victime, après quoi l’individu aurait asséné plusieurs coups de couteau au boutiquier, notamment au niveau de l’oreille gauche. Pendant ce temps, un complice vidait la caisse tandis que les deux autres faisaient le guet devant la porte du commerce. Leur forfait commis, les quatre individus auraient ensuite pris la fuite en direction de l’entrepôt de la CNT. Après un premier constat, le boutiquier a relevé la disparition d’une somme de Rs 5 000. Il s’est ensuite aussitôt rendu à l’hôpital Victoria, à Candos, où il a été placé en observation. Son état est jugé stable.

L’affaire a été référée à la CID de Vacoas. Quelques heures plus tard, le maçon a été appréhendé dans le quartier par une équipe de l’Anti Robbery Squad, placée sous la supervision du sergent Rughoobur. Après l’avoir emmené au bureau de la CID, les policiers ont fouillé le quadragénaire, qui avait dissimulé un couteau dans ses sous-vêtements. Questionné sur cette découverte, le suspect a déclaré : « Sa kouto-la, mo servi pou mo defan mo mem kont bann dimounn. » Il a cependant fini par passer aux aveux, lançant aux enquêteurs : « Misie, donn mwa enn sans. Mo kone mo finn fer enn lerer. »

Le maçon a ensuite été placé en détention policière. Il fait l’objet d’accusations provisoires de vol à main armée et de « bearing offensive weapon ». Quant à ses complices, âgés de 34, 39 et 40 ans, ils ont également été arrêtés par la police. Le butin, lui, n’a pas encore été récupéré. L’enquête a été placée sous la supervision de l’ASP Omrawoo.