Une fillette âgée de 10 ans avance qu’elle est victime de maltraitance entre les mains de sa belle-mère qui a pour habitude de l’agresser avec une ceinture. D’ailleurs, elle s’est fracturée la main et elle a dû être hospitalisée.

Dans une plainte déposée au poste de police de Souillac en présence de sa mère biologique et d’un officiel de la Child Development Unit (CDU), la victime, fréquentant une école privée à Eau-Coulée, déclare qu’elle a subi des coups de sa belle-mère et se rappelle de deux épisodes où elle a dû se rendre à l’hôpital, soit en octobre 2017 et en février de cette année.

Lors de ces deux occasions, sa belle-mère l’aurait frappée avec une ceinture et un réveil. Puis, elle lui a fracturé la main avant de cogner sa tête contre le mur. Elle avait tellement souffert que ses proches avaient dû l’emmener à l’hôpital de Mahébourg pour des soins. La fillette a indiqué que sa belle-mère lui avait ordonné de mentir au personnel soignant pour dire qu’elle avait fait une chute, au risque d’être frappée à nouveau. La petite n’avait d’autre choix que d’obéir.

Mais en février, la direction de son école a noté des ecchymoses sur sa main et une partie de son corps. Même si la victime n’a rien révélé, la CDU de Souillac avait été alertée une première fois. Son cas a été référé à l’hôpital de Mahébourg où elle a dû mentir une nouvelle fois pour ne pas subir les courroux de sa belle-mère. Cette dernière a même prétendu que le père de la fillette risquait l’arrestation si elle raconte tout à la police.

L’enfant avait confié son calvaire à une tante, et la victime a même donné son identité aux enquêteurs. Finalement, c’est une nouvelle fois à la demande de la direction de son école que sa mère biologique a été informée de son cas. Cette habitante de Petit Bel-Air a pris contact avec la CDU mardi qui lui a conseillé de porter plainte à la police.

L’enfant a été examiné par un médecin et un rapport est attendu incessamment. Pour assurer la sécurité de la fillette, la CDU l’a prise en charge en attendant une décision judiciaire. Entre-temps, l’enquête policière se poursuit sous la supervision de l’ACP Ramsurrun.