À la suite d’une rixe le 2 janvier 2009 avec son beau-frère, Neemye Dooyoodan a été gravement brûlé et a dû être hospitalisé. Alors qu’il se dit victime, il aurait été enchaîné par la police à son lit d’hôpital comme un criminel. Cet habitant de Tamarin a porté plainte au greffe de la Cour suprême contre l’État réclamant Rs 1 million de dommages.
Neemye Dooyoodan a entré une plainte au civil en Cour suprême par le biais de ses hommes de loi Me Yahia Nazroo (avocat) et Me Komadhi Mardemootoo (avoué). Cet habitant de la Cité NHDC à Tamarin, qui allègue avoir été victime de maltraitance de la part de la police alors qu’il était sur son lit d’hôpital à la Burns unit, réclame Rs 1 million à titre de réparation à l’État.
Les faits remontent aux petites heures au matin du 2 janvier 2009 lorsqu’une violente dispute éclate entre le Neemye Dooyoodan et son beau-frère Anajay Seeta. Ce dernier aurait tenté de lui ôter la vie en le brûlant. Mais au cours de la bagarre, les deux hommes ont été blessés et portaient des brûlures graves. Le Beau-frère du plaignant devait toutefois s’empresser de se rendre au poste de police de Rivière-Noire où il a pris un PF 58. Il a été conduit au dispensaire de la localité où il a reçu les premiers soins.
Neemye Dooyoodan, lui, a été conduit à la Burns Unit de l’hôpital Victoria Candos pour des soins et n’a pu faire de déclaration à la police sur l’incident. Vers 8 heures le même jour, un policier serait venu lui poser des questions sur la cause de ses blessures. Neemye Dooyoodan devait raconter la bagarre entre son beau-frère et lui. Cet habitant de Tamarin pensait alors que le policier prenait sa déposition en tant que plaignant et victime des incidents, vu qu’il n’avait pu donner de déclaration en bonne et due forme étant donné son état.
Toutefois, selon le plaignant, quelque temps après un policier a été posté à son chevet en tant que sentry sans qu’aucune explication ne lui ait été fournie. Neemye Dooyoodan, qui était très mal en point, n’a toutefois pas demandé la raison de cette présence. Deux jours plus tard, soit le 4 janvier 2009, la police lui aurait mis un footcuff afin qu’il ne s’échappe.
Cet habitant de Tamarin affirme dans sa plainte qu’il a été « deeply traumatised » et qu’il n’avait aucune idée de la raison de ce traitement de la police. Neemye Dooyoodan déclare qu’il ne comprend pas pourquoi il a été enchaîné comme un criminel alors que ce serait lui la victime des incidents du 2 janvier 2009. Il ajoute que sa famille a été traumatisée en le voyant dans cette « situation humiliante », enchaîné à son lit d’hôpital sous la surveillance d’un policier.
Selon Neemye Dooyoodan, sa fillette de 6 ans avait peur de s’approcher de lui en voyant le footcuff. Il affirme avoir dû subir le regard de ceux qui entraient dans la Burns Unit de l’hôpital Victoria. Et, quand il devait aller faire sa toilette, il marchait les pieds enchaînés l’un à l’autre. Le plaignant soutient qu’il s’est senti « reduced to a lesser human being », subissant une atteinte à sa dignité humaine. Il ajoute qu’il se sentait comme un chien en laisse devant des visiteurs et autres patients jusqu’à l’intervention de son avocat Me Yahia Nazroo le 15 janvier 2009.
Dans sa plainte, Neemye Dooyoodan avance que la police n’a pas d’excuse pour la manière dont il a été traité à l’hôpital alors qu’il était gravement brûlé. Il soutient que son image d’honnête citoyen a été salie, ayant été traité aux yeux de tous comme un dangereux criminel. Et d’ajouter que sa crédibilité et son honneur ont été ébranlés devant sa famille et ceux qui sont passés par la Burns Unit.