La troisième édition de Mama Jaz tire à sa fin. Pour le cinquième et dernier concert du festival, prévu le dimanche 29 avril, les organisateurs sortent du lourd en proposant le quintet Philippe Thomas. Connaissant la réputation de cet incontournable trompettiste de la scène mauricienne, dont la renommée a dépassé largement les côtes locales, on peut s’attendre à ce que ça jazze. Philippe Thomas et ses joyeux compères s’apprêtent à offrir un répertoire à leur image, maîtrisé sans être rigide, avec des compositions aux rythmes de séga, de groove et de funk. Et, bien entendu, du jazz moderne et quelques grands standards.

Le quintet Philippe Thomas se produira à l’Audi Zentrum le dimanche 29 avril pour apporter la touche finale au festival Mama Jaz. Un concert attendu par le trompettiste. “Ce genre d’événement est assez rare à Maurice. Il faut donc en profiter. Je suis heureux de constater que Mama Jaz prend plus de valeur d’année en année. Pour avoir été présent depuis le début, je peux dire que le concept fonctionne et que le festival continuera à faire parler de lui.”

L’élève d’Ernest Wiehe, puis de la Berklee College of Music de Boston, a imaginé un répertoire avec ses fidèles compagnons : Samuel Laval (saxophone), Samuel Saide (piano), Kersley Pytambar (basse) et Christophe Bertin (batterie). Si l’on en croit le jazzman, il faut se préparer à “un voyage énergiquement musical, avec plusieurs nouvelles compositions, quelques indispensables standards et surtout beaucoup d’improvisations”.
À 53 ans, Philippe Thomas est passé maître dans son domaine. Doté d’une ouverture d’esprit, il exerce son métier avec passion et dévouement. Le public ne sera certainement pas déçu, car le jazzman et sa trompette, “que j’ai eue entre les mains à l’âge de 14 ans”, savent toujours faire bouger quand il s’agit de promouvoir le jazz. Ceci, grâce à de longues années d’apprentissage acquises aux côtés de plusieurs maestros, sans compter de nombreuses prestations sur la scène locale et à l’étranger.

Dès qu’il colle ses lèvres à l’embouchure de son instrument et que ses doigts rebondissent sur les pistons, Philippe Thomas en sort des gammes parfaites à travers des mélodies minutieusement élaborées. Il fait alors entendre ce qu’il appelle du jazz swing. Une fusion où l’on retrouve la générosité du jazz, la nostalgie du blues, le dynamisme du séga, un peu de reggae ou de seggae au passage. “C’est toute la beauté de cette musique. Elle est ouverte, harmonieuse, généreuse, et nous permet sans cesse de créer”, souligne celui qui assure la direction artistique de l’Atelier Mo’Zar.
Rendez-vous avec le quintet, ce dimanche 29 avril à l’Audi Zentrum (Réduit) à partir de 18h pour découvrir ses nouvelles créations.