Bianca Jean, mère célibataire de 34 ans, ne sait plus vers qui se tourner pour trouver un toit. Élevant seule ses quatre enfants (âgés de 1 à 14 ans), cette maman, employée comme attendant dans une entreprise privée, a vécu pendant sept mois dans un abri pour femmes en détresse avant de trouver refuge chez des proches dans une cité. Toutefois, la jeune femme confie qu’elle est contrainte de vivre dans des conditions difficiles. Ses proches ayant accepté de l’héberger lui ont cédé un petit coin dans leur maison composée de quatre pièces. Mais onze personnes y vivent déjà.
La promiscuité dans laquelle vivent adultes et enfants inquiète Bianca Jean. Mais faute de logement, cette dernière explique qu’elle n’a d’autre choix que de composer avec cette situation. En effet, son salaire de Rs 4 000 ne lui permet pas de payer la location d’une maison pour ses enfants. « Là où je vis, je dois contribuer aux dépenses. Je paie aussi une dame qui garde mes plus jeunes enfants pendant que je travaille. L’argent qui me reste suffit à peine pour acheter à manger et couvrir les nécessités de mes enfants, notamment les couches du petit. Parfois, rien que pour pouvoir toucher Rs 75 de plus, j’accepte de faire des heures supplémentaires au travail », explique la jeune femme.
Cette dernière confie qu’elle n’a pu trouver de logement après sa sortie de l’abri pour femmes. Si la structure d’accueil, dit-elle, l’a aidée à trouver un emploi, elle n’a par contre rien pu faire pour lui trouver un endroit pour vivre. « Même si le travail était une priorité, je cherchais une maison. Mais à l’échéance des sept mois, le centre pour femmes qui m’avait accueillie ne pouvait plus m’héberger avec mes enfants. D’ailleurs, on me demandait régulièrement de trouver rapidement un endroit où aller. »
Après s’être tournée vers la National Empowerment Foundation, Bianca Jean explique qu’elle est toujours dans l’attente d’une aide promise. « À la NEF, on m’a dit que je recevrai de la tôle et du bois pour construire une maison. Un de mes proches a déjà accepté de me céder une partie de son terrain pour que je puisse construire une maison si je reçois de l’aide. Mais depuis, je n’ai plus entendu parler de cette aide. » Désespérée, Bianca Jean a sollicité le soutien des travailleurs sociaux de la région où elle vit. La jeune maman, qui a été abandonnée par le père de ses enfants, voudrait bénéficier d’un logement social. « Je travaille dur et je suis disposée à contribuer pour un logement social selon mes moyens. D’ailleurs, à la NEF, on m’a laissé entendre que je suis éligible pour ce genre de logement », dit-elle.