« Rendre le pouvoir au peuple ! ». Telle est la principale revendication de Front Commun Travayer Socyal (FCTS), qui a manifesté pacifiquement à midi devant le Parlement pour réclamer la tenue d’éléctions générales. Le Front Commun a sévèrement critiqué les tractations politiques en cours avant de demander la dissolution du Parlement.
Les manifestants, tenant une grande banderole et des pavillons rouge et noir, ont scandé plusieurs slogans pour réclamer la « démission » de l’opposition et du gouvernement. Pour le travailleur social Salim Muthy, qui demande la dissolution du Parlement, la population doit pouvoir exercer un choix délibéré lors des élections générales. Ce dernier a commenté la reprise du Parlement le 4 juillet prochain, comme annoncé hier par le Premier ministre. Pour le travailleur social, il s’agit d’une « mise en scène de l’opposition et du gouvernement pour conclure une deuxième alliance ». À propos du mini-amendement qui sera appelé à être voté à la reprise des travaux parlementaires, il dira que ce projet de loi est une « fausseté » et un « mensonge ». « Nous n’accepterons plus les négociations en bas-la-tab », dit-il. Le “White Paper” sur la réforme électorale est, de son avis, une manière d’« embêter » la population alors qu’il y a, souligne-t-il, des dossiers plus urgents dans le pays, tels l’eau, les « universités marrons », les différents scandales qui ont secoué le pays, ou encore l’affaire de la carte d’identité biométrique, entre autres. « La population est dépassée, dégoûtée… » affirme Salim Muthy.
Le FCTS avait initialement prévu un rassemblement plus important, mais le mouvement n’a pas obtenu la permission des autorités. Du coup, le Front Commun a dû se rabattre sur une manifestation pacifique avec 11 personnes devant le Parlement.