Le président du MSM Showkutally Soodhun, l’ancien maire de Quatre-Bornes Maheswarsing Khemloliva et Beejaye Soomye ont comparu en Cour intermédiaire hier matin dans le cadre du procès qui leur est intenté pour avoir participé à une manifestation illégale devant les locaux de Radio One. L’homme de loi du député, Me Gavin Glover, a demandé un renvoi du procès afin de mieux préparer sa défense. L’affaire a ainsi été renvoyée au 13 août.
Le président du MSM Showkutally Soodhun, l’ancien maire de Quatre-Bornes Maheswarsing Khemloliva et Beejaye Soomye sont poursuivis pour « taking part in a gathering without notice to the Commissioner of Police » en violation des dispositions de la Public Gathering Act. Le délit remonte au 2 mai 2009. Le procès est entendu par les magistrates Niroshini Ramsoondur et Wendy Rangan.
Lors d’une précédente séance, le principal Enquiring Officer, le PS Nutchetram, avait été appelé à produire la vidéo de la manifestation et un album contenant 92 photos en Cour. Le clip en question, d’une durée de sept minutes, montre les partisans du MSM manifestant devant les locaux de Radio One à la rue St Georges à Port-Louis. L’enquêteur avait identifié le député Showkutally Soodhun comme celui qui s’adressait ce jour-là à la foule et dans les photos, il avait identifié les deux autres accusés comme ceux qui tenaient dans leurs mains une pancarte et un journal l’Express en feu. Le PS Nutchetram avait expliqué que c’est après visionné le clip et vu les photos qu’il a procédé à l’arrestation de Showkutally Soodhun, Maheswarsing Khemloliva et Beejaye Soomye.
Soulignons que les accusés ont plaidé non coupable. Le président du MSM a retenu les services de Me Gavin Glover (SC) alors que Beejaye Soomye et Maheswarsing Khemloliva sont défendus par Mes Ravi Yerrigadoo, Manoj Seeburn et Roubina Jaddoo.
Pour rappel, environ 150 personnes avaient manifesté le 2 mai 2009 contre un article paru dans le journal l’Express. Elles reprochaient au quotidien d’avoir sous-évalué la foule réunie par le MSM lors du meeting du 1er-Mai à Saint-Pierre. Des vitres avaient alors volé en éclat et la police avait été mandée sur les lieux pour calmer les manifestants. Des copies du quotidien avaient été brûlées devant les locaux de Radio One et les anciens locaux de la rédaction de l’Express.