La Federation of Hotels Taxi Association (FHTA) dénonce la décision de certains hôtels d’imposer un loyer pour l’aménagement d’un taxi desk dans leur établissement. Ses membres ont ainsi manifesté hier matin devant l’hôtel La Pirogue à Flic-en-Flac. D’autres mobilisations du genre sont prévues dans d’autres endroits.
La FHTA s’élève contre la décision de l’hôtel La Pirogue, réclamant un loyer pour la mise en place d’un comptoir de taxi. Cette décision, rappellent les dirigeants de la Fédération, émane du Conseil des ministres. « La Tourism Authority demande à tous les hôtels concernés d’aviser. Certains ont réagi positivement alors que d’autres font la sourde oreille. D’autres encore, à l’instar de La Pirogue, veulent que les chauffeurs de taxi payent un loyer. C’est inacceptable », déplorent-ils. Atma Shanto, négociateur de la Fédération des travailleurs unis, est très critique envers le groupe Sun Resorts en particulier qui, dit-il, « va à l’encontre d’une décision prise par le gouvernement ». Il invite les autorités à agir. Dans une lettre adressée au Premier ministre récemment, la fédération a dressé une liste des hôtels et des directeurs d’hôtels expatriés, qui feraient leurs lois.
Ce desk, ajoute la FHTA, permettra aux chauffeurs de taxi de mieux gagner leur vie. De plus, la fédération emploiera, à ses frais, des opératrices pour fournir aux clients les informations nécessaires. Il est d’ailleurs prévu que 125 jeunes filles soient recrutées pour ce poste et auront droit à une formation. Une première opératrice a déjà pris de l’emploi à l’hôtel Maritim Crystal Beach, à Palmar, il y a deux semaines.
« Cette initiative vise à démocratiser le secteur de l’hôtellerie », dit Atma Shanto. « Ce n’est pas possible que tous les services soient contrôlés par un groupe de personnes. » Il dénonce également des « intimidations à l’égard des chauffeurs basés à La Pirogue, qui n’ont pas participé à la manifestation. » Il invite le gouvernement à agir et estime que « le ministre Xavier-Luc Duval a un devoir envers les taximen ».
Sollicité sur cette question la semaine dernière, le service de communication de Sun Resorts a déclaré que la compagnie « suit les directives de la Tourism Authority et de l’AHRIM ». Toutefois, il n’y a eu aucun commentaire au sujet du loyer du côté de Sun Resorts. Les chauffeurs de taxi se disent, eux, « déterminés » dans leur combat. « Personne ne paiera quoi que ce soit », a martelé Atma Shanto.