La PPBPED revient à la charge après avoir obtenu l’aval de la force policière pour la tenue de leur manifestation le 29 septembre prochain. Jayen Chellum compte saisir la Cour suprême pour contester les conditions imposées par la police.

Jayen Chellum, porte-parole de la plateforme, décrie l’approche des forces de l’ordre envers les organisations. La plateforme avait fait une demande pour qu’elle puisse organiser son rallye depuis Ébène en passant par la rue Vandermesch, Beau-Bassin et Port-Louis, pour finir au Champ de Mars. Une deuxième équipe allait débuter de Pamplemousses pour les rejoindre au Champ de Mars. Mais la police les a uniquement autorisés à emprunter l’autoroute pour terminer leur marche au Bulk Sugar Terminal. Jayen Chellum logera une injonction devant les juges en chambre pour demander à la cour de statuer si ces conditions sont justifiées.

Jayen Chellum estime que cette démarche de la police est « intentionnelle ». Il poursuit : « C’est ridicule. La police veut que nous tenions une manifestation là où il n’y aura personne pour nous écouter. Il faudra revoir ces conditions », dit-il.

D’où sa question : la police se sert-elle de la Public Gathering Act pour ne pas autoriser les manifestations de la plateforme ? En août, la Cour suprême avait tranché en faveur de la police, qui avait refusé de donner l’autorisation pour un “go-slow”. Rappelons que la PPBPED organise une série de manifestations dans sa lutte contre des « taxes abusives sur les prix des produits pétroliers ».