La Federation of Hotel Taxis Associations (FHTA) a manifesté à la mi-journée devant le ministère du Tourisme à Port-Louis. Elle dénonce l’absence d’action de la part du gouvernement pour mettre de l’ordre dans le secteur de l’hôtellerie. Il y a un an, soutient-elle, les autorités avaient promis de trouver des solutions, mais la situation n’a pas évolué.
« Les chauffeurs de taxi d’hôtels n’arrivent plus à gagner leur vie car tout a été accaparé par les capitalistes. Ceux qui gèrent les hôtels contrôlent également le transport dans ce secteur. Des chauffeurs de taxi n’arrivent plus à rembourser leurs prêts. Certains ont vu leur voiture être saisie par la banque. » Sachin Meettoo, membre exécutif de la FHTA, dresse un tableau de la situation des chauffeurs de taxi opérant dans les hôtels.
Celle-ci avait déjà été exposée au gouvernement l’année dernière et un comité interministériel avait même été mis sur pied. Toutefois, les recommandations du comité, dont la mise sur pied d’un comptoir de taxis dans les hôtels, n’ont pas été concrétisées. D’où la décision de la FHTA de manifester contre cet état des choses. Selon le négociateur syndical Atma Shanto, « Maurice se retrouve aujourd’hui à deux faces : d’un côté, les capitalistes et les expatriés, incluant les tour-opérateurs, qui vampirisent le pays. De l’autre, les petites gens, comme les chauffeurs de taxi qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. »
Atma Shanto a été très critique envers les ministres Anil Gayan et Nando Bodha, de même qu’envers le Premier ministre, Pravind Jugnauth. Il demande au gouvernement de respecter ses engagements envers les chauffeurs de taxi. Atma Shanto a également mis en garde : « Ce gouvernement tient sur un fil d’araignée. Si la situation n’évolue pas, nous n’aurons d’autres choix que de mener une opération escargot pour faire entendre notre voix. »