Après un mois de contestation à Wall Street, le « mouvement des indignés » s’est transporté hier dans des centaines de villes à travers le monde. Répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux, des citoyens ont manifesté pour dénoncer les excès du capitalisme qui, disent-ils, condamnent une partie de l’humanité à la pauvreté. Et Maurice n’est pas en reste. Un petit groupe de Mauriciens s’est, en effet, réuni hier devant le Théâtre de Port-Louis en solidarité avec ce mouvement planétaire qui appelle au changement du système en place.
« Unis pour un changement global ». C’est le motto qu’adopte le « mouvement des indignés », devenu aujourd’hui un mouvement planétaire. Ayant d’abord pris racines en mai dernier en Espagne, avec les « indignés » de Madrid, la mobilisation s’est ensuite étendue à l’Amérique. Les « indignés » de New York ont ainsi donné un écho plus large à cette mobilisation avec le mot d’ordre : « Occupy Wall Street ». Malgré les arrestations, les manifestants, à Wall Street, campent toujours sur place. Et ils comptent bien y rester. Hier, de Bruxelles à Mexico, de Paris à Rome ou Athènes, Madrid… la planète a vibré au rythme des « Indignés ». Selon le réseau 15october. net, qui recense les appels à manifester, des rassemblements étaient prévus dans au moins 951 villes à travers 82 pays, preuve que ce mouvement prend de l’ampleur. Des centaines de milliers de personnes, que ce soit à Londres, Berlin, Francfort, Montréal, New York, Australie, Tokyo, ou la Nouvelle -Zélande, entre autres pays, ont tenu à signifier pacifiquement leur ras-le-bol.
A Maurice, c’est à travers le réseau facebook, les sms et le bouche à oreille que cette manifestation citoyenne pacifique s’est tenue hier à Port-Louis. « Pas de leader derrière cette manifestation », précisent les participants, insistant qu’ayant pris connaissance de ce sentiment d’indignation qui les anime eux aussi, ils ont souhaité manifester leur solidarité. C’est ainsi que du Théâtre de Port-Louis, ils se sont rendus au monument des Droits de l’Homme, dont la force symbolique n’est pas à nier. Qui plus est, souligne un des participants, « il y a à côté un monument à la mémoire des esclaves. C’est dire la force de ce qui nous amène à dénoncer le système en place ». Cette mobilisation a ainsi été l’occasion pour les participants de discuter entre eux de cet éveil planétaire soulevé et faire passer un message fort aux autorités à l’effet que le système en place est « pourri ». Cette première mobilisation de citoyens mauriciens débouchera certainement sur d’autres manifestations en vue de « s’unir pour un changement global ».