La manifestation autorisée au Caudan

Cinq jours après les incidents qui ont émaillé la manifestation autorisée mais avortée du Collectif Arc-en-Ciel (CAEC), suite à une contre manifestation illégale à la Place d’Armes, la police se montre très discrète sur ses actions. Des informations contradictoires circulent à l’effet qu’il y aurait eu des interrogatoires, alors que d’autres stigmatisent l’inaction de la police.

Du côté des Casernes centrales, on affirme qu’une enquête est bien « en cours » mais que les circonstances appellent à une certaine patience avant de passer à l’acte.

Aux dernières nouvelles, un policier serait dans le collimateur des limiers à cause de sa participation à la manifestation de la Place d’Armes. Mais jusqu’ici il n’a pas encore été interpellé par ses collègues.

Par ailleurs, Pauline Verner, consultante du CAEC, s’est rendu hier au CCID pour porter plainte suite aux nombreuses menaces de mort qu’elle a reçues sous forme de mails ou à travers les réseaux sociaux. D’autres dépositions ont été faites à la police, dont celle du  journal l’Express, qui affirme avoir fait l’objet de menaces.

Cette affaire continue à susciter l’intérêt des pays étrangers et projette une image très négative de l’île. Ce qui met entre autres en avant, d’une part, le comportement des contre-manifestants, et d’autre, des messages qui évoquent des annonces d’actions violentes dans le pays.

Les ambassades étrangères ne sont pas en reste. Elles se sont renseignées auprès des autorités sur la sériosité des menaces et ont pris les dispositions nécessaires. L’Union européenne prend d’ailleurs cette affaire très au sérieux, comme l’a indiqué hier Me Jean-Claude Bibi, avocat de Pauline Verner.

Au niveau de l’hôtel du gouvernement, c’est motus et bouche cousue. Mais on laisse entendre que l’intransigeance serait de mise.