Photo archive : Patrick Assirvaden à son arrivée au poste de police de Curepipe

Le président du Parti travailliste (PTr), Patrick Assirvaden, et l’ancien ministre et membre du parti Cader Sayed-Hossen, qui avaient été relâchés sur parole après leur interrogatoire au poste de police de Curepipe concernant une manifestation tenue à Saint-Paul le 17 avril, devront comparaître en cour de Curepipe ce mardi dans le cadre d’accusations provisoires de “remaining in an unlawful gathering after being warned”.

Il avait été convenu que les conditions attachées à leur remise en liberté soient levées. Ainsi, l’ordre d’interdiction de voyager et le besoin de se rendre tous les dimanches au poste de police le plus de proche de leur domicile avaient aussi été levés. Les deux membres du PTr avaient été interpellés après une manifestation tenue par des habitants de Saint-Paul après que des eaux usées se soient déversées sur une des routes de la localité. Les deux membres des Rouges avaient eu à fournir une caution de Rs 7 500 chacun et avaient obligation de se rendre au poste de police le plus proche chaque dimanche entre 6h et 20h.

Patrick Assirvaden avait indiqué, après son interpellation pour cette manifestation, jugée illégale, que : « Nous avons vécu à Saint-Paul un drame humain. Nous sommes convaincus n’avoir rien fait de mal. Nous essayions juste de trouver une solution pour les habitants de la localité. » Ajoutant : « Nous faisons confiance à la justice et nous sommes convaincus que la justice va triompher. » Cader Sayed-Hossen avait, lui, ajouté de son côté : « Il est clair que la police a eu les directives de l’exécutif et des politiciens du gouvernement pour nous arrêter ! »