Une première analyse du centre de recherche d’Albion démontre que le manque d’oxygène et la prolifération d’algues sont responsables de la mort de centaines de poissons aux Salines. La question qui se pose est de savoir pourquoi uniquement dans ce bassin créé par le comblement des lieux ? Y a-t-il eu stagnation d’eau ayant entraîné une prolifération d’algues ayant absorbé tout l’oxygène ? Et si oui, qui en assumera la responsabilité ?
Hier, plus d’une tonne de poissons avait été ramassés sur le sable et dans le bassin des Salines, où ont eu lieu des travaux de comblement récemment. Les premiers résultats d’analyse ont indiqué un manque d’oxygène et la prolifération d’algues dus à la chaleur. Mais pourquoi précisément à cet endroit et pas ailleurs ? C’est la question que se posent les habitants de la localité et les pêcheurs de la région. Ces derniers, qui contestaient les travaux de comblement aux Salines, ont depuis obtenu une compensation et sont liés par certains engagements. Mais qui assumera la responsabilité et paiera pour les dommages causés à l’environnement ? ?Il faudra toutefois attendre les résultats de deux autres analyses pour confirmer ce premier constat ou prendre connaissance de nouveaux éléments. Les résultats de l’analyse bactériologique pourraient être connus aujourd’hui alors qu’il faudra patienter encore deux semaines pour connaître ceux de l’analyse de toxicité. Gageons que tous ces résultats soient rendus publics car, pour une catastrophe similaire survenue à Roche-Bois il y a quelques années, aucune raison officielle n’avait été identifiée. À un certain moment, on évoquait même la présence d’excréments de… cochons.
C’est dimanche que les habitants de la région de Bain-des-Dames et des Salines ont découvert des centaines de poissons morts flottant dans un bassin de la région portuaire. Avec le mouvement des vagues, certains ont été transportés vers d’autres plages de la région. Mais la grosse majorité des poissons morts se trouvaient encore dans le bassin hier matin. Les pêcheurs ont ainsi pu identifier plusieurs espèces, dont certaines sont très résistantes, comme les mulets, les diodons (boul tang), les laffes, les murènes ainsi que différents types d’autres anguilles.
Ce bassin a été occasionné par le comblement des lieux de trois côtés. Les pêcheurs estiment que les poissons qui se trouvaient dans une barrière prise dans le comblement se sont ainsi retrouvés piégés dans le bassin.