Il s’est fait connaître du public dans les années 80 grâce au titre Mari Ginette. Manuel Kandasamy, qui avait fait ses débuts dans le milieu hôtelier, avait comme objectif de promouvoir la culture à travers la chanson locale. C’est avec le même désir qu’il sort son sixième album, Citoyen île Maurice, après dix ans d’absence sur la scène locale.
2012 marque le retour de Manuel Kandasamy dans la sphère musicale locale. La dernière fois que le public a entendu parler de lui, c’était il y a dix ans, lors de la sortie de son cinquième album, Bel Bizou. Dont le titre éponyme avait fait un tabac quelque temps avant les fêtes de fin d’année 2002. Avec son nouvel album, Citoyen île Maurice, sorti il y a quelques jours, le chanteur souhaite retrouver un public.
Variétés et séga.
Dans une sonorité qui est loin d’être moderne mais qui pourrait plaire à certains, Manuel Kandasamy livre trois morceaux inédits et en profite pour proposer dans une version retravaillée son très connu et apprécié Mo pa to fami, qui avait rencontré un franc succès au milieu des années 90. Tout en assurant l’ambiance, Marijuana, Fam Palabre et Citoyen île Maurice évoquent, comme l’indiquent leurs titres, des problèmes de société. “Des problèmes qui existaient déjà il y a une trentaine d’années, puisque ces compositions ne sont pas récentes. J’ai écrit ces chansons à mes débuts dans la chanson.”
Cela remonte au début des années 80. Passionné de musique et de chanson depuis son jeune âge, Manuel Kandasamy décide de tenter sa chance comme chanteur de variétés française et anglaise à l’hôtel. C’est en reprenant les titres de ses chanteurs préférés, Engelbert Humperdinck et Frédéric François, qu’il se fait un nom dans le milieu à 20 ans.
Souhaitant toutefois promouvoir la culture mauricienne, il choisit peu après de se tourner vers le séga. “Grand fan de Roger Augustin, je m’amusais à reprendre ses titres, Sa ki apel ou ena toupe, Picnic ou encore Zoli ti fam, pour les touristes.”
Succès.
Avec l’intention de se lancer dans la cour des grands, il se met ensuite à composer. Maria Moontaise, Embrass mwa de fwa et Mizer ki apel mizer sont les premiers titres qu’il présente au public. Des morceaux qui apparaîtront sur son premier opus, Mari Ginette. Et qui lui ouvriront la porte du succès.
Des rassemblements culturels aux concerts privés, les sorties sur scène se sont enchaînées pour Manuel Kandasamy. Il a même eu la chance de participer à plusieurs compils, avant de publier d’autres albums (Madam la dir mwa, Mo pa to fami, Fam de menaz et Bel Bizou), les uns aussi convaincants que les autres.
Plus déterminé que jamais à faire progresser la musique locale, Manuel Kandasamy compte revenir très vite avec un septième album. “Pour des raisons personnelles, j’ai dû rester en retrait pendant dix ans. Aujourd’hui, je compte bien ouvrir tous les tiroirs secrets dans lesquels je rangeais mes compositions. Vous aurez très prochainement la chance de les entendre.”