La pâtisserie Marday, poursuivie en Cour de district de Mapou par le ministère de la Santé pour avoir vendu des gâteaux qui seraient contaminés en avril 2011, a obtenu le bénéfice du doute. La magistrate Uroosa Rawat a conclu que la poursuite n’a pas été en mesure de prouver l’acte d’accusation.
Le 6 avril 2011, des personnes ayant consommé des gâteaux provenant de la pâtisserie Marday de Flacq s’étaient plaintes de douleurs atroces. Magen Mardaymootoo, le directeur de la compagnie, qui opère sept points de vente à travers le pays, avait plaidé non coupable. Il était représenté par Me Siven Tirvassen.
Des personnes qui alléguaient avoir été victimes d’intoxication alimentaire, seule une qui avait mangé un éclair et un puits d’amour de la pâtisserie avait porté plainte et est venue déposer en Cour. Le ministère de la Santé avait entamé des poursuites contre le directeur de la pâtisserie sous une charge de « unlawfully preparing food which is injurious to health ». La suite, la pâtisserie Marday a dû fermer ses points de vente.
Dans son jugement hier, la magistrate Uroossa Rawat a souligné que la poursuite n’a pas été en mesure de prouver un seul élément à charge retenu contre l’accusé que les gâteaux vendus chez Marday étaient impropres à la consommation. Le client en question avait acheté un éclair le 6 avril 2011 vers 12 h 30 mais devait toutefois le consommer plusieurs heures après soit vers 22 h 30 et après l’avoir conservé au réfrigérateur. La magistrate a indiqué qu’il était difficile de déterminer dans quelles conditions le gâteau avait été conservé. De plus, le ministère de la Santé n’avait pas assigné d’autres témoins à comparaître. La Cour n’était donc pas en possession de suffisamment de preuves que ce sont les gâteaux de la pâtisserie Marday qui étaient en cause dans l’intoxication alimentaire de ces personnes.
La magistrate Rawat accorde ainsi le bénéfice du doute à la pâtisserie Marday.