L’enquête préliminaire dans le cadre du meurtre du constable Ashwin Ramkhalawan, commis le 16 mai 2013, se poursuivra en Cour de District de Mapou le 25 mai. Cette affaire avait défrayé la chronique pendant un long moment avec l’arrestation de l’épouse du constable, Manisha Ramkhalawan, qui fait face à une charge de meurtre dans cette affaire. Le policier Ashvin Ramkhalawan, 26 ans, était décédé après avoir reçu un coup de couteau en plein coeur. Plusieurs témoins seront entendus dans cette affaire avant que la cour ne décide si l’affaire sera ou non déférée aux Assises.
Le 16 mai 2013, le constable Ashwin Ramkhalawan avait été retrouvé gisant dans une mare de sang sur son lit, à Roche-Terre. La MCIT devait par la suite procéder à l’arrestation de son épouse, Manisha, qui, depuis le début, avait fait valoir son droit au silence pour ensuite nier toute implication dans ce meurtre. La jeune femme, qui disait souffrir de troubles mentaux, avait été admise à l’hôpital Brown Séquard pour quelque temps. Acharya Vinobha (Preetish) Boodhun, 33 ans, beau-frère de Manisha Ramkhalawan – suspecté d’être complice du meurtre du policier –, avait été interpellé après l’arrestation de sa belle-soeur.
Mais tout au long de son interrogatoire, l’homme a nié toute implication dans le meurtre du policier, qui était affecté au poste de Plaine-des-Papayes. Le suspect devait expliquer à la MCIT que, le soir du meurtre, son épouse avait reçu un coup de fil de sa soeur indiquant que « Ashvin inn pik li mem ». Aussitôt, il se serait rendu au domicile du couple, à Roche-Terre, où le constable gisait sans vie sur le lit de sa chambre à coucher. « Mo ti anvi pran li ek amene li lopital », devait-il indiquer à la MCIT. En constatant que Ashvin Ramkhalawan avait déjà rendu l’âme, Preetish Boodhun devait ensuite téléphoner à son épouse pour lui faire comprendre que « Ashvin inn fini ». Il a obtenu sa remise en liberté conditionnelle en novembre après avoir versé une caution de Rs 35 000 et signé une reconnaissance de dettes de Rs 150 000.
Manisha Ramkhalawan, pour sa part, a obtenu la liberté conditionnelle un an après sa détention, soit le 13 juin 2014. Après que la demande ait été refusée deux fois par la Cour de District de Mapou, son homme de loi, Me Sanjeev Teeluckdharry, avait logé un appel devant la Cour suprême pour contester cette décision. Finalement, le juge Abdoorafeek Hamuth avait ordonné que Manisha Ramkhalawan soit libérée, moyennant toutefois une caution de Rs 500 000 et l’obligation de signer une reconnaissance de dette de Rs 1 million. Entre autres conditions, la jeune femme devra en outre vivre chez son père, à Stanley, Rose-Hill.