« Le Conseil a le droit d’avoir une politique et de la mettre en pratique, qu’importe si le permis du “Seller of foodstuff or non-foodstuff (mobile)” existe ou pas », déclare Raj Appadu, président du Front commun des commerçants de l’île Maurice (FCCIM). Ce dernier dit soutenir la décision de la municipalité de Quatre-Bornes, qui a rejeté une « recommandation » personnelle d’Hervé Aimée, ministre des Administrations régionales.
Lors de la réunion bimensuelle du Conseil de Quatre-Bornes, Danen Beemadoo, maire de la ville, a en effet objecté à la demande du ministre, et ce après l’opposition des conseillers de la ville. La réunion du Conseil venait de prendre connaissance d’une lettre du ministre Aimée dans laquelle ce dernier leur disait de considérer « favorablement » une demande de deux « Seller of Foodstuff (mobile) » dans la Ville des Fleurs. A cette occasion, M. Beemadoo avait d’ailleurs rappelé à ceux présent que la politique de la municipalité soit de « ne plus émettre de nouveaux Hawkers Licence ».
Raj Appadu, qui a comme cheval de bataille la lutte contre la prolifération des marchands ambulants, est amplement satisfait de la position adoptée par le Conseil. Il en évoque les raisons : « Tout d’abord, les marchands ambulants ne respectent pas les conditions rattachées à leur permis. Ensuite, les deux personnes impliquées ont écopé de plusieurs contraventions dans un passé récent. »
Le FCCIM rappelle, dans la foulée, la position du ministre Aimée lors de l’augmentation des “Trade Fees”. « Le ministre avait maintenu que les municipalités et autres Conseils de District sont autonomes en ce qu’il s’agit de réviser les taux, expliquant que le ministère n’avait rien à faire avec l’exercice d’harmonisation. Il serait souhaitable que les conseils municipaux et les districts puissent décider, sans intervention ministérielle, de l’émission de permis d’opération », explique le président du FCCIM. Et de fustiger également le comportement des marchands ambulants : « Ils ne respectent pas les limites imposées par les municipalités, précisément l’interdiction d’opération dans un périmètre de 500 mètres autour du marché central de Port-Louis et de 1 500 mètres pour les autres villes. »
Condamnant cette politique de deux poids deux mesures, le FCCIM espère, dans un deuxième temps, que l’« intransigeance » du maire et du Conseil municipal de Quatre-Bornes soit « prise en exemple » par les autres mairies.