La Street Vendors Association (SVA) compte porter plainte contre les policiers de la Divisional Service Unit (DSU). Son président, Hyder Raman, avance que ces derniers appliquent des méthodes « abusives » envers les marchands ambulants et les accuse de ne pas rapporter des articles saisis aux Casernes centrales, comme prévu par la loi. De même, la SVA dénonce des « manoeuvres communales » pour ne pas les relocaliser au Victoria Urban Terminal.
Selon Hyder Raman, « une poignée de policiers, environ six ou sept », auraient un comportement agressif envers les marchands ambulants. « Ils sont affectés à la Divisional Service Unit et ont pour responsabilité de maintenir l’ordre auprès des marchands ambulants. Or, ces sept derniers mois, la situation a été très difficile pour nous. Des marchands ont été bousculés, leurs articles saisis, mais lorsque nous nous sommes rendus aux Casernes centrales, il n’y a pas eu d’entrée dans le livre et il manquait des articles », avance le président de la SVA.
Ce dernier compte porter plainte aux instances appropriées dans les jours à venir. « J’ai déjà consulté mes hommes de loi et je présenterai des preuves concrètes pour dénoncer ces policiers. Zot pe fer piyaz ». Hyder Raman invite ainsi le commissaire de police à enquêter sur ces policiers.
Par ailleurs, la SVA dénonce des « manoeuvres communales » pour empêcher le gouvernement de les reloger à la Victoria Urban Terminal. « Pour nous, c’est clair : le gouvernement est l’otage des lobbies sectaires qui ne souhaitent pas voir les marchands ambulants dans ces nouveaux espaces. Pourtant, nous avons eu des réunions, avons soumis nos propositions et sommes disposés à payer à loyer ». Au vu de la situation, Hyder Raman ajoute qu’il ne pense pas qu’il y aura une solution pour les marchands ambulants à Port-Louis. Il se demande même s’il n’y a pas une « intention délibérée de diminuer l’importance économique de Port-Louis au profit d’une autre région ».
La SVA, qui attend toujours une rencontre avec le ministre Nando Bodha, responsable des travaux de l’Urban Terminal, accorde un délai de 15 jours aux autorités pour décanter la situation. Faute de quoi, ils prendront les décisions qui s’imposent. « Ce n’est pas un ultimatum, mais la situation est critique. Le gouvernement devra assumer ses responsabilités ».
De son côté, Hamid Neeramuth, secrétaire de la SVA, rappelle que l’association avait eu une rencontre avec Pravind Jugnauth, alors qu’il était encore ministre des TIC. « Il avait dit qu’il était un homme de parole et que si on lui donnait la municipalité de Port-Louis aux élections, il allait trouver des solutions au problème des marchands ambulants. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Qui plus est, il est devenu Premier ministre depuis ».