Le réaménagement des sites prévus pour reloger les marchands ambulants est impératif. C’est dans cette optique que le ministre des Collectivités locales, Anwar Husnoo et les responsables du dossier marchands ambulants ont effectué, hier, une visite des lieux pour en évaluer leur état et identifier les travaux d’aménagement ou de rénovation à effectuer afin qu’ils puissent accueillir les marchands de rue.
Le relogement des marchands ambulants semble aller dans la bonne direction, si l’on se fie à la visite du ministre des Collectivités Locales, Anwar Husnoo, en présence du Lord-maire, Jenito Seedoo. Étaient également présents, le Chief Executive de la ville Jean-François Dorestan, les officiers de la mairie de Port-Louis et du ministère des Collectivités Locales, les représentants de la Street Vendors Association (SVA), le PPS Salim Abbas-Mamode et des hauts gradés de la police des divisions Nord et Sud de la capitale.
Avant de recaser les marchands ambulants, un réaménagement des lieux est nécessaire. Il faudra les équiper des aménités nécessaires comme des toilettes, des points d’eau et installations électriques. Le ministre Husnoo et son équipe ont effectué hier un état des lieux des travaux à effectuer.
C’est d’abord au site Decaen à la gare Victoria que la visite a débuté. Il s’agit du principal site prévu pour le relogement des marchands de rue car il peut en accommoder environ 700. Il abritait autrefois un bâtiment de la CWA qui a été rasé dans le cadre de projet. Des premiers travaux ont été effectués et l’espace clôturé. Depuis il est resté inoccupé.
Les autres sites ont été envahis par les branches et même transformés en dépotoirs. Des murs branlants menacent aussi de céder dans certains sites, ce qui est source d’inquiétude pour les marchands qui souhaitent être régularisés.
L’autre site majeur de ce projet est celui de la Place Immigration à la gare du Nord, derrière le poste de police de Trou-Fanfaron. Les deux principaux sites avaient été identités en 2013 grâce au comité technique présidé par l’ancien ministre des Infrastructures publiques et des Administrations régionales.
Près de la gare Victoria, un autre site, communément appelé « Lacaz Kase », situé à l’arrière du bâtiment LIC, est ciblé. Mais avant de pouvoir recaser un nombre de marchands ambulants, des procédures administratives devront d’abord être complétées. Car le site appartient actuellement au ministère des Terres et Logement et doit être cédé aux Collectivités Locales, fait-on comprendre. Un autre site, à la gare Victoria, où opèrent actuellement des marchands de légumes, nécessitera également de son côté une rénovation. Une task force sera mise sur pied bientôt pour se pencher sur toutes les implications de ce projet. Il en ressort que le Front Commun des Marchands Ambulants sera représenté au sein de ce comité d’actions.
Le président de la Street Vendors Association, Hyder Raman, attend la livraison des sites. Se disant satisfait des sessions de travail avec le ministre Anwar Husnoo, il estime que le nombre de sites qui est maintenant passé à quatre sera suffisant pour accueillir les marchands reconnus par le Front Commun. « Les quatre sites sont idéals. Ils se situent entre les deux gares routières mais ils nécessitent une rénovation », souligne-t-il.
Le Front Commun des marchands ambulants compte soumettre dans les jours à venir la liste des marchands au ministère des collectivités locales. Cet exercice, selon Hyder Raman, va permettre de définir qui sont les vrais marchands ambulants. « Nous en avons assez de vivre dans un secteur informel et nous avons toujours demandé d’être régularisé et qu’il y ait un encadrement légal. Nous ne voulons plus faire de la concurrence déloyale », affirme Hyder Raman qui tient toutefois à se démarquer des marchands de rue saisonniers qui ont envahi la capitale durant les fêtes de fin d’année. Le nombre de marchands ambulants « genuine » qui opèrent à Port-Louis serait de 1 300 selon Hyder Raman.