Appelés à renouveler leurs permis annuellement, les marchands ambulants opérant sur la plage publique en face des hôtels pointent du doigt la présentation d’un certificat de caractère afin d’avoir accès à leur document d’opération. Réunis au sein de la Federation of All Beach Hawkers (FABH), ils comptent, une fois de plus, soulever ce problème lors d’une assemblée générale prévue demain à Port-Louis. Parmi les invités : Michael Sik Yuen, ministre du Tourisme et Niven Muneesamy, directeur de la Tourism Authority (TA).
Les marchands de plage travaillant devant les hôtels font face à de nombreux problèmes. Outre les lacunes autour de la délimitation de leur espace de travail, lils contestent les documents exigés pour l’obtention de leur permis d’opération, dont le certificat de caractère. Aubeeluck Joomeed, président de la Federation of All Beach Hawkers (FABH) explique que cette formalité est exigée uniquement aux Beach Hawkers qui font une demande de permis à la TA. « Dans le cas des Beach Hawkers enregistrés par la Beach Authority (BA) et le Conseil de District travaillant sur les plages publiques, ce document ne leur est pas réclamé », explique notre interlocuteur. Et de s’interroger sur les raisons qui motivent les autorités compétentes à réclamer un tel document. « Sans notre permis, nous ne pouvons travailler. La recherche du certificat de moralité cause un manque à gagner pour de nombreux beach Hawkers. Non seulement en termes financiers car les démarches administratives nous demandent le sacrifice de plusieurs jours de travail mais également parce que la livraison d’un tel permis n’est pas toujours effectuée », explique M. Joomeed. La FABH se questionne également sur les critères de délivrance des permis. M. Joomeed avance que les critères n’ont « jamais été dévoilés » aux membres de la fédération, qui regroupe 17 associations de Beach Hawkers, soit quelque 200 membres.
Lors de l’assemblée générale qui se tiendra demain au Centre social Marie Reine de la Paix à Port-Louis, les Beach Hawkers travaillant devant les hôtels comptent faire part de leurs griefs à Michael Sik Yuen et Niven Muneesamy. « Il est tant de lever le voile sur notre situation et de trouver une solution à notre problème ».