« La vie du marché central (MC) est en péril. Nos ventes et revenus sont en nette dégradation. Les clients en s’y déplacent plus pour faire leurs achats », indique Isoop Soobadar, président de la MTA. Une situation qui, selon lui, se reflète également sur le paiement des étals au MC. Affirmant que la majorité des maraîchers ne paient pas régulièrement leur étal, ce dernier réclame une rencontre avec le ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, afin que ce dernier leur vienne en aide.
Selon notre interlocuteur, le MC n’aurait plus la côte auprès des consommateurs. Le président de la MTA revient sur la situation prévalant dans les couloirs du marché de la capitale. Selon ses dires, la hausse de marchands ambulants et la vente de légumes dans les supermarchés en seraient responsables. C’est pourquoi, soutient-il, « la majorité des maraîchers trouvent difficile de payer leur étal ». Et de préciser : « Nous avons 700 maraîchers au MC. De ce chiffre, seuls une centaine sont en mesure de payer leur étal régulièrement. »
À la municipalité de Port-Louis, cette situation n’est pas ignorée. Questionné à ce sujet, Phalrajsing Seervansing, adjoint au Lord-Maire, reconnaît ainsi qu’il existe un problème concernant le paiement des étals au MC. Évoquant les « long overdue » de certains maraîchers, ce dernier dit ne pas détenir de chiffres à communiquer en ce sens. Et de préciser qu’une série de travaux ont été effectués à la municipalité entre les conseillers, les officiers de la santé publique et les maraîchers afin de soulager ces derniers de cette situation. « Cela porte ses fruits. Il est vrai que nous agissons pour le bien de tous, mais il est important que les maraîchers paient leur dû », lance-t-il. « Ceux qui ne s’acquitteront de leurs dettes seront poursuivis par la municipalité », a-t-il tenu à rappeler.  
Toutefois, pour M. Soobadar, la situation mérite que l’on tire la sonnette d’alarme. « Travay inn tombe 75% », fustige la voix de la MTA. « Le MC était autrefois un bijou dans la capitale. Les consommateurs se déplaçaient en grand nombre afin de pouvoir s’offrir des légumes et fruits de qualité. Malheureusement, il a perdu de son prestige », déplore-t-il, soutenant qu’il ne compte pas baisser les bras. C’est dans cette optique qu’il souhaite rencontrer Xavier-Luc Duval, convaincu que ce dernier pourrait mettre en oeuvre une formule pour soulager les maraîchers.