La Bourse de Maurice – le marché officiel ainsi que le Development and Enterprise Market – a enregistré l’année dernière des transactions totales de Rs 10,9 milliards, indiquent des données recueillies auprès de la Stock Exchange of Mauritius Ltd (SEM). Quoique se repliant de 5,45 % au niveau de l’indice de rendement total, le marché officiel a terminé 2012 avec une capitalisation de Rs 175,2 milliards.
2012, estiment des cambistes, n’a pas été « une année de tout repos » pour la Bourse de Maurice, en particulier pour certaines valeurs du marché officiel. Face à une conjoncture économique internationale déprimante, en particulier dans la zone euro, le marché officiel a connu des périodes de morosité marquées surtout par le recul des valeurs hôtelières dont le poids dans l’indice général du marché est conséquent si l’on exclut celui des valeurs bancaires.
Le Semdex, qui avait démarré l’année à 1 888,38 points, s’établissait à 1 732,06 points au 31 décembre, soit une baisse de 8,28 %. L’indice de rendement total du marché officiel, le Semtri, s’est replié de 5,45 %, passant de 5 673,68 points à 5 364,29 points alors que le Sem-7 (indice des sept valeurs les plus liquides et à plus fortes capitalisations) a cédé 3,73 % (de 350,33 points à 337,28 points) sur l’année. « Le marché a bien reflété les conditions difficiles qui ont prévalu pendant toute l’année. Les différents indices ont été en grande partie affectés par le recul des valeurs hôtelières qui ont évolué dans un contexte international déprimant, les marchés touristiques de la zone euro étant sévèrement touchés », a commenté un observateur boursier.
Comparativement à l’année précédente, les échanges totaux pour 2012 ont accusé une baisse (Rs 10,9 milliards contre Rs 16,8 milliards), mais l’on observe une nette progression dans la valeur des nouvelles émissions d’actions (émissions d’actions en numéraire aussi bien que des initial public offers), le montant enregistré l’année dernière s’élevant à Rs 6,4 milliards par rapport à Rs Rs 1,5 milliard en 2011 et Rs 3,4 milliards en 2010. Au niveau des investisseurs étrangers, la Bourse de Maurice a réalisé des échanges positifs : sur le marché officiel, les achats et ventes de titres par les étrangers se sont chiffrés à Rs 2,8 milliards et Rs 2,7 milliards respectivement, laissant un solde favorable de Rs 100,3 milliards ; sur le Development and Enterprise Market (DEM), les acquisitions et ventes ont été de Rs 211,6 millions et Rs 150 millions respectivement. C’est surtout vers la fin de l’année qu’on a constaté un plus grand engouement des investisseurs étrangers pour les valeurs boursières locales.
En dehors de la baisse des principaux indices, 2012 a été pour la Bourse de Maurice une année charnière en termes de nouvelles admissions. Le marché officiel a enregistré l’arrivée d’une troisième valeur bancaire, la Bramer Bank, d’un puissant groupe sucrier, Alteo Ltd, né de la fusion entre FUEL et Deep River Beau Champ, et de Cim Financial Services Ltd, autre leader du secteur des services financiers non-bancaires. Les deux premières valeurs figurent en ce début d’année 2013 dans le SEM-7 qui comprend également la Mauritius Commercial Bank, la State Bank of Mauritius, New Mauritius Hotels Ltd, ENL Land Ltd et Terra.
Résultant des différentes initiatives prises par la SEM en vue de l’internationalisation du marché mauricien, la Bourse a accueilli en 2012 toute une palette de fonds globaux et de sociétés enregistrées dans le secteur du global business. Les fonds globaux sont : Lancelot Global PCC (4 cells) : Commodities PartnersInvest, Commodities Partners Invest Africa
Commodities Partners Invest Middle East, KDC Fund Ltd, ACM Aussie Ltd, ACM European Ltd, Triangle Real Estate India Fund LLC, Imara African Opportunities Fund Limited et Imara Global Fund Limited. Les sociétés opérant avec un Global Business Licence 1 sont : Evisa Investments Ltd, Rockcastle Global Real Estate Company Limited et Colina Holdings Limited.
On notera également le feu vert donné par les autorités boursières au groupe sucrier Omnicane pour son émission d’obligations (Multi Currency Medium Term Note Programme de Rs 1 milliard chacune) en vue de réduire son niveau d’endettement et de lever des capitaux pour son développement futur. L’année a aussi été marquée au niveau du DEM par l’introduction de Bharat Telecom Ltd, société à capitaux indiens et mauriciens, et ce bien avant que celle-ci ne démarre ses opérations dans le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication.