Pour cette troisième édition du marché de Noël Solidaire qui a eu lieu hier dans les allées du Caudan, la Fondation Nouveau Regard observe un faible taux de vente des produits comparé aux années précédentes. Cela est principalement dû aux grosses averses qui se sont abattues sur l’île et dans la capitale, faisait ressortir la responsable de la fondation, Delphine Bouic, à la fermeture du marché à 17 heures, hier.
« Nous sommes très contents de l’engagement des organisations. Elles ont toutes répondu présent avec de très beaux produits mais nous avons beaucoup souffert de la pluie. Il y a eu une très faible affluence, peut-être le tiers de ce que nous avons eu l’année dernière », affirme Delphine Bouic. Notre interlocutrice souligne que de nombreux clients réguliers venant des hauts, de Port-Louis ou d’ailleurs n’ont pu faire le déplacement à cause du mauvais temps. « Avec de grosses averses toutes les demi heures, on n’a pas arrêté de se demander, pendant toute la journée, s’il fallait fermer le marché ». Cependant, organisateur et participants ont choisi « de rester positifs » jusqu’au bout et feront le bilan ce week-end. « Nous allons essayer avec nos partenaires de liquider le stock qui reste : c’est notre priorité au niveau de la fondation », indique Delphine Bouic.
Le Marché de noël Solidaire est un événement annuel organisé par la fondation Nouveau Regard qui est le « véhicule de responsabilité sociale du groupe CIEL ». Ils étaient une dizaine d’associations caritatives à avoir participé à cette troisième édition du marché, placée sous « le signe du renouveau et de la conscience écologique ». Avec leurs produits, fabriqués pour beaucoup à partir de matériaux recyclés – papiers, cartons, plastique, cannettes… –, les associations se sont installées le long de la varangue du centre commercial bordant l’allée principale, recouvert pour l’occasion de parapluies multicolores donnant un air de fête aux lieux malgré les trombes d’eau.
Décorations de Noël, que ce soit pour l’intérieur ou l’extérieur, cartes de voeux pour l’occasion, bougies parfumées, assiettes décorées, sculptures en argile… Les membres d’associations diverses se sont donnés à fond pour faire de ce marché un succès avec de très beaux produits faits main. Pour l’occasion, les responsables d’ateliers et les bénéficiaires ont eu droit à de la formation par une professionnelle en artisanat, en la personne de Clothilde Thomasse-Maurel. Ainsi, le travail a commencé dès mars de cette année pour aboutir aux produits finis présentés hier. Cette dernière, fait ressortir la fondation, a suivi le projet dès la conception de cette édition avec des propositions de produits à être fabriqués aux ONG jusqu’au résultat final en passant par le suivi de production et le contrôle de la qualité.
La fondation indique que le marché a cinq objectifs : montrer de manière concrète que l’artisanat comme méthode de réhabilitation sociale ; promouvoir le talent et le potentiel des bénéficiaires des ONG, qu’ils soient enfants en situation de rue, élèves en difficulté scolaire ou sociale, personne souffrant de troubles psychiatriques ou patientes alcooliques en réhabilitation ; encourager l’autofinancement partiel des ONG à travers cette collecte ; apporter de la visibilité aux ONG pour promouvoir leurs actions et favoriser la mobilisation des dons supplémentaires ou des contributions CSR ; et faire connaître les services du site internet de la fondation, www.ACTogether.mu, qui permettent aux citoyens de s’engager auprès des ONG.
Les ONG qui ont participé à cette édition sont Link to life, dont l’objectif est de fournir conseil et soutien psychologique aux patients atteints de cancer et à leur familles ; Open Mind, qui propose des activités de réhabilitation aux enfants et adultes souffrant de troubles psychologiques ; Étoile d’Espérance, spécialisée dans la réhabilitation des femmes alcooliques ; Terre de Paix, qui oriente son action sur le développement intégral de l’enfant et sur le développement communautaire au bénéfice des familles de la région ; Joie de Vivre, qui s’occupe des jeunes qui n’ont pas réussi à leurs examens de cycle primaire ; APEIM (Association de Parents d’Enfants Inadaptés de l’île Maurice), qui s’occupe des enfants et des adultes handicapés ; SAFIRE (Service d’accompagnement, de formation, d’intégration et de réhabilitation de l’enfant), qui oeuvre pour les enfants de rue ; et les incubateurs de Local hands. Basés à Curepipe, Piton, Bambous et La Gaulette, « ces incubateurs accompagnent des hommes et des femmes dans une formation pratique en artisanat, un suivi de qualité et une expertise en marketing ».