À hier vendredi 9, Jour-J moins un de la marche pacifique dans les rues de la capitale pour dénoncer « un système pourri jusqu’à l’os, rongé par la corruption, le communalisme, le système de castes et d’autres fléaux qui sont venus gangrener notre pays et les gouvernements qui se sont succédé », la plateforme civile constituée autour des inscrits sur le réseau social FaceBook, Wanted : 15 000 jeunes pour sauver notre avenir « a reçu un certain nombre d’attaques dont certaines virulentes », concède Jameel Peerally, instigateur du mouvement. 
« Nous nous attendions, certes, à ce genre d’attitude, explique le citoyen engagé. Ainsi que nous le disions à notre rencontre avec les médias mercredi, nous savions que d’ici la manifestation nombre de nos détracteurs passeraient à l’attaque », souligne Jameel Peerally. Toutefois, relève-t-il, « nous sommes très tristes que ces personnes soient tombés aussi bas ! Ces attaques en dessous de la ceinture prouvent bien que ces détracteurs ont peur. À mesure que l’échéance se rapproche, ils dévoilent leur vrai visage ! »
L’un des principaux animateurs de la plateforme « Wanted : 15 000 jeunes pour sauver notre avenir » poursuit : « C’est vraiment dommage parce qu’au fond, nous sommes tous embarqués sur le même navire. Pourtant, nous, nous savons où nous allons. En revanche, ces personnes, elles, vont droit vers le naufrage ! »
S’agissant de la marche d’aujourd’hui, rendez-vous a été fixé à 11 heures au centre social Marie Reine de la Paix pour le rassemblement des marcheurs. « Nous réitérons notre appel à tous ceux qui viendront marcher aujourd’hui à procéder dans le calme et la paix. Sans faire usage de violence… Et l’alcool est strictement interdit. »
La marche, ajoute Jameel Peerally, « démarrera dès que le douzième son de cloche de midi aura retenti en l’église de l’Immaculée Conception. Nous marcherons en direction de la Place d’Armes, qui sera un point d’arrêt symbolique et marquera la moitié du parcours ». Le but étant, dit le citoyen engagé, « d’arriver sur la place de la Cathédrale quand résonnera le premier son de cloche marquant une heure de l’après-midi ». « Le symbolisme rattaché à cette action, continue Jameel Peerally, « c’est que le dernier coup de midi marque la fin d’une ère et le premier son de cloche de 13 heures, celui d’un nouveau départ. » Autre symbolisme : « À trois reprises durant la marche, nous entonnerons l’hymne national : au départ à la Place d’Armes et à la place de la Cathédrale. »
La marche, explique l’artiste engagé, « devrait durer une heure au grand maximum ». Les animateurs de la plateforme « Wanted : 15 000 jeunes pour sauver notre avenir » prendront ensuite la parole pour « passer nos messages concernant notre démarche ».