Quatre maraîchers du marché de Port-Louis entameront une grève de la faim le mardi 11 novembre dans la cour de la municipalité de Port-Louis. C’est le recours ultime de la Market Traders Association (MTA) pour faire entendre ses revendications face au sempiternel problème des marchands ambulants aux abords du Marché central et l’absence de mesures fortes par les autorités. Le président de l’association de maraîchers, Isoop Soobedur dénonce un « ras-le-bol ».
« Après mûres réflexions, la Market Traders Association a décidé d’observer une grève de la faim illimitée dans la cour de la municipalité. Il n’y a plus aucun contrôle de la part des autorités et aucun ordre ne règne. On ne sait plus à quel saint se vouer », dit Isoop Soobedur. Ce dernier, ainsi que trois autres maraîchers du marché central, campera à partir du mardi 11 novembre dans la cour de la municipalité de Port-Louis jusqu’à ce que les autorités décident de répondre à leurs griefs. « C’est nous, maraîchers et autres commerçants, qui sommes les plus pénalisés par la présence de marchands illégaux », fait-il ressortir.
La MTA se dit particulièrement déçue des récentes rencontres avec les responsables de la force policière. « La Police a failli à sa tâche », affirme-t-il, en ciblant le poste du Marché central. À plusieurs reprises, la MTA est montée au créneau pour déplorer le manque d’actions policières « dissuasives » contre les opérations des marchands ambulants aux abords du Marché central, près des rues Farquhar et La Reine, jusqu’à décrier « l’impuissance » de la police. « Depuis cette rencontre, nous n’avons noté aucun avancement sur ce dossier. C’est l’anarchie totale ! » dénonce Isoop Soobedur.
À l’approche des fêtes de fin d’année, il est un fait connu que le nombre de colporteurs dans les rues se multiplie. Ces derniers ne se contentent plus de vendre des vêtements, jouets et légumes, mais parfois les mêmes articles touristiques vendus au Marché central. « Tous les jours, on voit de nouveaux visages. Pas kone kot sorti. Zot lager plas tou… », affirme le président de la MTA.
L’association de maraîchers, qui prépare une action légale, jette le blâme sur les politiciens. « Tout le monde est préoccupé par les élections. Doit-on attendre après les élections pour qu’enfin l’on se décide de se pencher sérieusement sur ce dossier ? Entre-temps ce sera déjà trop tard. Les fêtes de fin d’année arrivent juste après les élections et les marchands ambulants auront une fois de plus envahi la capitale », confie Isoop Soobedur, sur un ton amer.