S’ils étaient environ 200 à se donner rendez-vous au jardin de la Compagnie à Port-Louis, samedi dernier, à la mi-journée, au final seule une dizaine de personnes se sont présentées pour protester contre la démarche du gouvernement mauricien d’autoriser les recherches médicales et scientifiques sur les animaux. Ce collectif au fil des échanges sur le réseau Facebook a fini par organiser, indique Jacqueline Talbot, sa première marche de protestation. « Nous allons continuer », a-t-elle déclaré au Mauricien, à l’issue de cette marche.
La démarche, dit Jacqueline Talbot, vise à faire savoir aux Mauriciens qu’il y a un plan pour autoriser de telles recherches à Maurice. « Nous sommes contre de telles expériences cruelles sur les animaux. Elles ne sont pas nécessaires, ni pour l’avancée médicale ni scientifique », a-t-elle déclaré. Mme Talbot souligne que les animaux ressentent des douleurs lorsqu’on pratique de telles expériences sur eux. « Ces recherches ne sont pas seulement inhumaines mais aussi très dangereuses ». Elle a indiqué que plus de 140 000 personnes sont décédées de par le monde avec un médicament censé soigner l’arthrite et qui avait été approuvé après des tests effectués sur les animaux. « Un autre médicament prescrit aux femmes enceintes pour prévenir les nausées matinales et testé sur les animaux et déclaré sûr pour les humains a causé des difformités chez des milliers de nourrissons. La liste est longue », a-t-elle fait ressortir, avant d’ajouter que le corps humain est différent du corps animal. « Donc, cessez ces recherches médicales sur les animaux, c’est inutile. »
Interrogée sur les alternative aux recherches médicales sur les animaux, Mme Talbot a soutenu que « des scientifiques ont déclaré qu’on a gaspillé des milliards de dollars dans la recherche sur les animaux qui n’ont pas donné des résultats fiables ». Quant au petit nombre de personnes qui ont participé à cette marche de protestation, elle a estimé que « ce n’est pas grave, si d’autres ne sont pas venus ». « Nous pensons que beaucoup de Mauriciens ne savent pas qu’on pratique de telles expériences sur les animaux. En tout cas, nous, nous n’allons pas nous arrêter là », a-t-elle conclu.