« Protection Order pa pe sov lavi« , a affirmé Kashmee Rabally, porte-parole de Rezistans ek Alternativ, qui a tenu une marche symbolique dans la capitale le vendredi 20 septembre.

Cette manifestation s’est inscrite contre le féminicide et la violence faite aux femmes, d’une part. Mais elle a aussi permis de dénoncer le manque de moyens investis dans la protection des femmes victimes d’agression en tout genre, dont le nombre semble en hausse.

Du Jardin de la Compagnie jusqu’au parlement, avant de repartir vers les Casernes centrales, le message se résume ainsi : « Stop à la violence contre les femmes ».

Quelques militantes du mouvement se sont regroupées, pancartes aux mains et bouches bâillonnées de tissu noir, pour dénoncer le « silence et la complicité du gouvernement et de la police » s’agissant de féminicide.

Faisant référence aux femmes mortes sous les coups de leurs compagnons en septembre, Kashmee Rabally a invité le gouvernement à « assumer sa responsabilité ».

Rezistans ek Alternativ a réclamé la mise en place d’une unité spéciale qui travaillerait sur le dossier de la violence domestique, des mesures d’accompagnement pour les femmes dans les abris et un suivi de continuité dans les cas de violences dénoncées à la police.