Les compagnies maritimes à Maurice et le Professional Seafarers Union, sous la présidence du Shipping, ont repris en milieu de semaine les négociations en vue de réglementer les conditions d’emploi pour les marins. Le cheval de bataille du syndicat, qui est affilié à la General Workers Federation, consiste à faire aligner les compagnies mauriciennes sur la recommandation de l’International Labour Organisation portant sur un salaire universel minimal à hauteur de USD 555.
Les consultations ont repris mercredi avec les principaux acteurs dans le cadre d’une éventuelle signature d’un collective agreement définissant les conditions de service des marins qui travaillent pour des compagnies mauriciennes ou à bord des bateaux de pêche battant pavillon mauricien. Au cours des échanges avec l’État et les compagnies concernées, dont Shiptech Management (Mtius) Ltd ou encore IBL Shipping impliqué dans le cargo-maritime, le Professional Seafarers Union a établi les recommandations de l’International Labour Organisation (ILO) quant à un salaire universel minimal comme priorité pour figurer dans les nouvelles conditions d’emploi.
Le Joint Maritime Commission’s Subcommittee on Wages of Seafarers s’est réuni à Genève les 26 et 27 avril en 2011 conformément à une décision prise par le governing body du Bureau international du travail à sa 309e session (novembre 2010). L’un des thèmes principaux à l’agenda : mettre à jour le « basic wage figure » comme mentionné dans le Seafarers’ Wages, Hours of Work and the Manning of Ships Recommendation, 1996 (No. 187).
Le rapport final de l’ILO indique que « the agreement reached was to increase the wage figure to US $ 555 on 1st January 2012, a second increase to US $ 568 on 1st January 2013, and a third increase to US $ 585 on 31st December 2013, which would also last for the entirety of 2014, as the next meeting would be held in the first half of 2014 to agree an increase, if any, that would take effect from 1st January 2015 ».
Le Professional Seafarers Union entend faire en sorte que les autres partenaires adoptent cette feuille de route, le métier de marin étant le seul où le salaire est universel. Dans l’éventualité où les choses se corsent avec les compagnies refusant de s’aligner sur les recommandations de l’ILO, l’on laisse déjà entendre que le syndicat réclamerait le bilan financier des sociétés concernées au cours des 10 dernières années, comme l’autorise la Employment Relations Act votée en 2008 et proclamée en février 2009.
« L’État à travers le ministère du Shipping a le devoir de s’assurer que les recommandations pour un salaire minimal comme préconisé par l’ILO soient respectées par toutes les compagnies mauriciennes ou les bateaux battant pavillon mauricien », explique en substance Ashok Subron du General Workers Federation et négociateur du syndicat.