Des compagnies telles KR Joinery, fournisseur de meubles, Bison Enterprise Ltd, fabricant de portes en bois, la compagnie de construction PADCO, Technical Dynamics installateur de systèmes audios, et Ancharaz Landscaping se trouvent coincés dans un “deadlock” financier depuis trois ans. En effet, ces compagnies sont engagées dans un processus de réclamations financières face à la compagnie Vacances Plus Ltd, promoteur de l’hôtel Crystal Beach Resort Spa.
Des réclamations de l’ordre de plus de Rs 100 millions pour ces compagnies, qui étaient engagées dans la construction de cet établissement hôtelier, et qui entre-temps a changé de nom pour devenir le Maritim Crystal Beach Resort & Spa, après que la gestion de cet hôtel de 181 chambres, qui tourne à plein régime, soit passé entre les mains de la compagnie Maritim (Mauritius) Ltd.
« Nous ne réclamons pas plus que le fruit de notre travail. Depuis trois ans, nous attentons toujours. Même les paiements certifiés par les consultants n’ont pas encore été effectués. Entre-temps, Vacances Plus joue de “delaying tactics” pour repousser toutes les structures mises en place pour qu’une solution acceptable soit trouvée », a indiqué au Mauricien un des entrepreneurs engagés dans ces réclamations.
Le processus est effectivement loin d’être terminé puisque, depuis trois ans, un arbitrage a été mis en place pour résoudre ce dilemme financier. Mais aucune solution n’a été trouvée. Pour corser l’addition, celui qui était à la tête de l’arbitrage, à savoir Ivan Collendavelloo, a depuis été nommé ministre. Depuis, c’est donc retour à la case départ tandis que toutes les constructions ont déjà été achevées et que Crystal Beach Resort and Spa, situé à Palmar, tourne à plein régime et est même considéré comme « un havre de paix » depuis son entrée en opération, il y a plus d’un an.
Pour rappel, Vacances Plus, le promoteur du projet, avait commencé le chantier en juillet 2009. L’hôtel est entré en opération en 2012 tandis que les travaux ont été complétés à la mi-octobre 2013. Outre ces cinq compagnies, Vacances Plus a aussi des impayés vis-à-vis des architectes, des ingénieurs et du Projets Manager.