Le ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, est revenu hier, lors de la rencontre entre les hommes d’affaires mauriciens et ghanéens à l’hôtel Maritim, sur le méga projet de transformation de Port-Louis en un maritime hub. Il a annoncé que la Chine est intéressée à construire un quai en eau profonde de 1,5 km à Bain-des-Dames. Selon Vishnu Lutchmeenaraidoo, ce nouveau quai pourra accueillir 18 navires à la fois et sera intégré dans le vaste projet de développement d’un maritime hub qui s’étendra de Grande-Rivière-Nord-Ouest à la zone réservée au projet Jin-Fei. Le port changera de look dans les dix prochaines années, affirme le ministre des Finances. De nouvelles infrastructures pour la manutention des conteneurs, la construction de ports de pêche, le développement d’un espace plus important pour les activités de port franc et de transformation de produits de la mer sont prévues, ainsi que l’aménagement d’un bunkering hub pour le ravitaillement des navires. Le gouvernement mauricien, a poursuivi le ministre des Finances, a engagé des discussions approfondies avec les autorités portuaires de Dubaï et de Singapour pour susciter leurs intérêts dans le méga projet de développement et de modernisation de nos infrastructures portuaires. « Toute décision qui sera prise aujourd’hui aura un impact sur l’avenir économique du pays », a déclaré Vishnu Lutchmeenaraidoo qui a, dans la foulée, laissé entendre qu’il veut procéder avec prudence. Se référant au projet de bunkering hub, il a annoncé que le gouvernement mauricien est en présence de cinq requêtes d’opérateurs internationaux pour des activités de ravitaillement des navires. Dans une déclaration à la presse suivant la cérémonie d’ouverture officielle du business meeting entre le Ghana et Maurice, Vishnu Lutchmeenaraidoo devait préciser au sujet du projet chinois de construction d’un nouveau quai à Bain-des-Dames que les pêcheurs de la localité seront « on board ». La partie chinoise, ajoute-t-il, a exprimé son intérêt pour développer des activités de transformation de produits de la mer. Quant à la gestion des nouvelles infrastructures portuaires, le ministre des Finances a fait comprendre que le choix de l’opérateur n’a pas encore été fait. « Il faudra trouver un groupe qui puisse à la fois investir, moderniser et gérer le port », dit-il.