Jean Davy Marie-Jeanne, dit Marygeann’, présente son premier opus éponyme. Le danseur/chanteur donne de la voix pour s’inscrire dans le paysage musical.
Le danseur d’Alliance Suprême passe à une autre étape de sa carrière artistique en prenant le micro pour balancer ses mots. Auteur de l’opus éponyme Marygeann’, il a lancé sa carrière musicale en France, alors qu’il était parti, en 2007, pour des études en danse urbaine, formation qu’il a terminée. Et même s’il continue la danse, il se consacre désormais davantage à la musique. Ce premier disque est son passeport pour l’univers des accords et du son. Enfant de Batterie Cassée, il a fait sa route jusqu’à Paris pour réaliser son rêve de musicien. Marygeann’ est dans les bacs. Son premier opus est distribué à Maurice par Paradize Burning.
Bourse.
C’est par l’obtention d’une bourse de la directrice de l’Académie internationale de la Danse à Paris qu’il donne des ailes à ses ambitions de passer professionnel. Marygeann’ suit une formation de trois ans, et participe à des spectacles professionnels en Italie, en Tunisie, en Angleterre… Il se spécialise dans le breakdance acrobatique, mais explore aussi le jazz contemporain et un peu de classique. “C’est ce qui me permet aujourd’hui d’évoluer sur divers projets.”
Musique.
C’est après sa formation en danse qu’il se met à l’écriture de chansons. “J’avais déjà essayé des choses dans la musique à Maurice, mais sans grande ambition. Ce n’est qu’à Paris, avec l’encouragement de quelques amis, que j’ai commencé à écrire de nouveau et à me concentrer sur un projet d’album. Cette envie était là depuis des années.”
Porté par le reggae et le ragga-dancehall, il travaille en collaboration avec Kersley Sham et Sébastien Perronet. K’Still, musicien guadeloupéen, s’est occupé de la partie instrumentale et du mixage. “C’est ce dernier qui m’a donné l’envie de recommencer à chanter.”
Scène.
Sur ce disque, le chanteur raconte sa vie, son existence. De Batterie Cassée à Paris. Il ne veut pas oublier d’où il vient, et n’a pas non plus coupé les ponts avec Alliance Suprême. Au cours de son dernier passage à Maurice, il en a profité pour se produire avec ses acolytes. “C’est important de savoir d’où l’on vient pour aller encore plus loin.”
À Paris, il a eu l’occasion de se produire sur scène en acoustique pour se faire connaître. Il devrait bientôt participer à un gros projet sur Paris pour un concert live. Après une brève prestation au festival Free Art Society à l’Université de Maurice, il promet de revenir pour un concert cette année.