Des dissensions sont survenues au sein du nouveau conseil d’administration de la MASA une semaine seulement après son élection. Sedley Assonne a décidé de prendre ses distances de Lekip Harmony car il n’a pas été invité à la réunion de vendredi dernier, au cours de laquelle la décision de faire appel dans l’affaire Sony Music a été prise.
C’est dans les colonnes du Mauricien de samedi dernier que Sedley Assonne, membre élu au conseil d’administration de la Mauritius Society of Authors (MASA), dit avoir pris connaissance de la décision de l’institution de faire appel dans l’affaire Sony Music. « Je n’étais pas présent à cette réunion pour la bonne et simple raison que je n’y étais pas invité. Il aurait plutôt fallu parler de conseil d’administration tronqué. D’après ce que j’ai pu glaner comme renseignements, cette “réunion” du Board a été décidée après que certains membres (ils se reconnaîtront) nouvellement élus au Board de la MASA ont conclu qu’il fallait “sauver l’institution” », écrit Sedley Assonne dans une longue lettre adressée au Mauricien.
Dans une telle situation, le principal concerné a décidé de prendre ses distances de Lekip Harmony, au sein de laquelle il s’était présenté aux élections, car dit-il, il n’y a plus d’harmonie comme on le lui avait promis. Pour Sedley Assonne, la décision de faire appel dans l’affaire Sony Music va à l’encontre de ce qui avait été décidé à la première réunion du Board, mardi dernier, où il avait été décidé que la MASA allait « négocier avec Mme Lamarque. »
Sedley Assonne se demande si avec une telle décision, le conseil d’administration de la MASA est en train de prendre « nou bann Juge pou inbesil ? » Il déplore le fait qu’au lieu de chercher la vérité sur ce qui s’est passé véritablement dans l’affaire Sony Music, « certains de Harmony veulent défendre l’indéfendable. »
Sedley Assonne tient toutefois à rassurer les artistes qu’il reste au conseil d’administration et qu’il continuera à travailler pour eux. Toutefois, il ne veut plus être associé à Lekip Harmony.