Une trentaine de propriétaires de villas IRS (Integrated Resort Scheme) de Matala Residential Estate, construites sur 45 hectares au coeur de Rivière-Noire, à l’entrée du National Park, sont en colère contre le contracteur, qui est en difficulté financière. Ressortissants étrangers pour la plupart, ils ont constitué une association afin que les travaux, inachevés, soient complétés.
Selon les informations du Mauricien, le promoteur de ce projet foncier qui a nécessité au départ quelque Rs 600 millions d’investissements pour la construction de 40 villas de grand standing, se trouve dans une situation financière des plus difficile et précaire. Seules 20 des 40 villas ont été complétées à ce jour et les travaux additionnels réclamés par les propriétaires n’ont pas abouti. Une bonne partie des propriétaires n’ont pu s’installer dans leur villa.
Cette situation dure depuis plus d’une année et les propriétaires se sont regroupés en une association pour faire entendre leur voix, notamment auprès du Board of Investment (BOI), qui avait donné son aval à ce projet et qui de surcroît a un devoir de “due of care” à leur égard. Lors d’une rencontre jeudi 5 mars dernier, ces propriétaires mécontents ont demandé au BOI de fournir des éclaircissements sur la situation financière du promoteur et le litige existant entre les promoteurs et le constructeur principal pour la fin des travaux, et de s’assurer que le contracteur principal reste sur le chantier pour terminer les travaux. Ils s’appuient sur une clause de leur contrat, consultable sur le site internet de Matala Properties, stipulant que « the promoter is required by law to furnish a Bank Completion Guarantee assuring the buyer that the construction of the villa will be fully completed. »
Entre-temps, la situation s’aggrave sur le site de Matala où les herbes sauvages ont commencé à envahir les villas, comme en témoigne notre photo. Selon nos informations, le contacteur principal aurait déjà logé une action en Cour pour non-respect de paiement. Une démarche qui mettra les propriétaires dans une situation encore plus délicate vu qu’une partie du chantier est en suspens jusqu’à une décision de la Cour. À souligner que ce n’est pas la première action en justice contre Matala Properties Ltd. En 2013, un des consultants, en l’occurrence Milestone Construction Consultants Ltd, avait logé une plainte à la Bankruptcy Division de la Cour suprême pour défaut de paiement.