La Bail and Remand Court (BRC) a rejeté la demande de remise en liberté de Randhirsingh Choytun, qui fait face à une accusation provisoire de meurtre devant la cour de justice. Il est accusé d’être l’auteur du meurtre de sa mère Dhanon Dawoonauth, 93 ans, dont le corps avait été retrouvé le 5 septembre 2018, dans une mare de sang à son domicile à St-Pierre.

Randhirsingh Choytun est en détention préventive depuis septembre 2018, alors qu’il avait été arrêté pour le meurtre de sa mère nonagénaire. Cet habitant de St-Pierre, âgé de 55 ans, souhaitait alors recouvrer la liberté en attendant les dénouements dans l’enquête policière et la décision ou non de loger une charge formelle contre lui. La police avait objecté à sa requête, avançant notamment qu’il y a des risques qu’il fuie la justice mais aussi que sa libération puisse le mettre en danger. L’enquêteur principal avait expliqué que le jour du drame, la police avait découvert le corps de la mère à son domicile à St-Pierre, dans une mare de sang.

Randhirsingh Choytun se trouvait, lui, près du corps et sentait l’alcool. Après interrogatoire, le prévenu avait avoué avoir tabassé sa mère alors qu’il était sous l’influence de l’alcool. Pour la police, le prévenu n’a personne pour le prendre en charge s’il est relâché, du fait qu’il vivait avec sa mère, ne travaille pas et est porté sur la bouteille.

Pour la police, le prévenu pourrait fuir la justice s’il est relâché. Aussi, sa sécurité serait en jeu vu que les proches vivent près du domicile familial, son seul toit. La magistrate Bhamini Prayag-Rajcoomar, qui a présidé ce ‘ bail hearing’, devait soutenir que l’enquête policière n’était pas complétée et que des dépositions supplémentaires devront être prises avec le prévenu concernant de nouveaux éléments survenus dans l’affaire. La magistrate devait aussi prendre note qu’il y a dispute sur l’héritage de la maison familiale et que de ce fait, le prévenu n’est pas certain de pouvoir y résider, en plus que les proches habitant la localité pourraient se montrer hostiles envers lui.

Bien que le risque d’hostilité n’a pas été prouvé, la Cour n’a pas jugé bon d’accorder la liberté conditionnelle à Randhirsingh Choytun. Il devra ainsi rester en cellule jusqu’à ce que l’enquête soit bouclée et qu’une charge formelle soit logée contre lui. Selon des témoignages lors de l’enquête, la victime était souvent agressée par son fils. Le jour fatidique, Randhirsingh Choytun, après avoir bu quelques verres d’alcool, avait roué sa mère de plusieurs coups au visage et à la tête avant de le raconter à un voisin. Le rapport d’autopsie a attribué la mort de la victime à une hémorragie intracrânienne.