Poursuivi pour l’assassinat de sa mère Rashida Noorah (65 ans), l’ex-constable Ziaoudeen Noorah a comparu devant les Assises pour la première fois. Il a fait part de son intention de retenir les services d’un homme de loi. Ziaoudeen Noorah, 33 ans, aurait tué sa mère par immolation en octobre 2011. Il n’aurait plus supporté que sa mère soit à la base de plusieurs conflits, dont sa séparation avec son épouse.
Ziaoudeen Noorah, qui est en liberté conditionnelle, devra se trouver un avocat avant le 12 mai, la date fixée par la Cour pour sa nouvelle comparution. L’homme de 33 ans, un agent comptant 11 ans de service au sein de la force policière, a laissé mourir sa mère qui dormait à poings fermés. Ce policier, affecté au poste de Vacoas, a avoué avoir mis le feu à la chambre de sa mère, à la suite d’une dispute concernant sa vie conjugale. L’autopsie pratiquée par le Chief Police Medical Officer (CPMO), le Dr Sudesh Kumar Gungadin, attribue le décès de la sexagénaire à une asphyxie causée par l’inhalation excessive de fumée.
Les faits se sont déroulés en 2011. Dans la nuit du 25 au 26 septembre 2011, la police et les pompiers sont mandés à Riverside à Phoenix. Alors qu’ils croyaient avoir affaire à un cas d’incendie accidentel, ce fait divers apparemment banal a rapidement pris une tout autre tournure, puisque policiers et pompiers ont relevé une odeur pestilentielle de pétrole dans la maison. De plus, seule la chambre de la mère était en feu, alors que les autres pièces de la maison étaient intactes. L’enquête policière avait ainsi débouché sur l’arrestation du fils Ziaoudeen Noorah. Arrêté par la MCIT de Curepipe, le policier a craché le morceau. Il était torturé entre sa mère et son épouse. Sa mère n’avait jamais accepté son mariage. Il avait raconté avoir provoqué l’incendie suite à une énième dispute avec sa mère qui avait pour mauvaise habitude, selon lui, de s’ingérer dans sa vie conjugale.
Père de deux enfants, il avait déclaré à la police qu’il ne pouvait plus supporter cette situation. Depuis son mariage, sa mère n’avait cessé d’importuner son épouse pour des broutilles, car elle était possessive à l’égard de son fils. L’accusé aurait à un moment quitté la maison de sa mère pour aller vivre avec sa femme et ses enfants dans une maison louée à Vacoas. Quelques mois après, ayant su où son fils résidait, la mère serait venue le voir pour lui demander de rentrer à la maison. C’est là que Ziaoudeen Noorah aurait laissé son épouse et ses enfants pour retourner vivre chez sa mère et c’est à partir de là que les choses ont commencé à se détériorer. Malgré le retour de son fils, Rashida aurait continué à lui mener la vie dure juste parce qu’il gardait contact avec son épouse et ses enfants. Il a ainsi commis l’irréparable quelque mois plus tard.
À noter que la police avait ouvert une enquête sur le décès apparemment accidentel du père, qui remonte à un peu plus d’un mois avant l’assassinat de sa mère. L’ex-employé de la municipalité de Vacoas-Phoenix, était décédé après qu’une commode, qu’il descendait du premier étage avec son fils, lui est tombée, dessus dans l’escalier. Cette affaire a été, par la suite, bouclée.