« Regardez au-delà de l’AGOA (Africa Growth and Opportunity Act). » C’est le message de l’adjoint au représentant au Commerce des États-Unis au secteur privé. Demetrios Marantis est à Maurice en compagnie de Florizelle Liser, Assistant US Trade Representative for Africa, à l’occasion de la 5e réunion du conseil du Trade and Investment Framework Agreement. Il quitte le pays cet après-midi. La rencontre de ce matin était organisée par la MCCI à l’hôtel Labourdonnais. Il est revenu à Louis Rivalland, président du Joint Economic Council, de présenter l’orateur et au membre du secteur privé Kiran Jawaheer de présenter un vote of thanks.
« Mauritius has made fabulous use of AGOA and must continue to do so. Now, we have to start thinking about what come next after AGOA and after preferences », a déclaré au Mauricien le haut officiel américain après la réunion de ce matin. Répondant à une question de Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council, sur l’avenir de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) après 2015, Demetrios Marantis a observé que Maurice ne devrait pas s’enfermer dans un statut de pays en développement et trouver une formule propice à favoriser les échanges bilatéraux fondés sur le modèle européen ou ailleurs. Il a cité le cas des pays comme le Singapour et la Corée du Sud qui ont avantageusement utilisé le General System of Preferences (GSP) comme véhicule pour étendre leurs exportations vers États-Unis et moderniser leurs économies.
À une question d’un membre de l’assistance qui s’étonnait que Maurice est généralement inconnue aux États-Unis et qui se demandait s’il était toujours dans le radar de l’administration américaine, l’ambassadeur Demetrios Marantis a souligné que l’administration suivait de près le pays. Il a toutefois souhaité le déploiement d’un gros effort de promotion auprès des investisseurs dès que le Business Investment Treaty (BIT) aura été adopté. Il a suggéré que la question de promotion soit prise en compte dans le cadre du Trade and Investment Framework Agreement (TIFA). Les discussions en vue de la conclusion du BIT se poursuivent et un accord dans ce sens devrait être conclu dans le courant du mois d’avril.
Assad Bhuglah, directeur du Trade Policy Unit, a pour sa part souligné la nécessité pour le secteur privé mauricien d’organiser une convention régionale afin de réfléchir sur la meilleure façon de mettre à contribution le TIFA.
Dans son discours d’ouverture, l’ambassadeur Marantis a présenté Maurice comme un modèle pour les pays africains en matière d’utilisation de l’AGOA. « Maurice a diversifié considérablement ses exportations vers les États-Unis. L’administration américaine favorise l’intégration régionale à travers des instances comme le COMESA », a-t-il fait comprendre. Et d’inviter le pays à voir ce qui se fait au niveau de l’Eastern African Community, qui bénéficie du soutien des Américains dans le cadre de TIFA.
Demetrios Marantis a aussi indiqué que l’administration Obama accordait son soutien au renouvellement de la dérogation concernant le Third Country Fabrics dans le cadre de l’AGOA jusqu’en 2015. Il s’agit maintenant d’avoir l’aval du Congrès.