Le ministre de l’Environnement, Etienne Sinatambou, a déclaré ce lundi 8 octobre que, selon le World Risk Report 2017, Maurice reste le 13e pays au niveau de risques de catastrophes les plus élevés et le 7e pays le plus exposé aux risques naturels.

Le ministre de tutelle avance que « le pays a grandement besoin d’une action synchronisée après les calamités ». C’était lors d’un atelier de formation de cinq jours sur le Post Disaster Needs Assessment (PDNA) au Domaine Les Pailles organisé par le ministère de l’Environnement, l’United Nations Development Programme (UNDP) et l’Union européenne.

« Maurice a été témoin d’événements météorologiques violents et de catastrophes naturelles, à l’instar de cyclones, de tempêtes, de fortes marées, d’inondations et de crues soudaines, de glissements de terrain et de pluies diluviennes. Selon le World Risk Report 2017, Maurice reste le 13e pays au niveau de risque de catastrophe le plus élevé et le 7e le plus exposé aux risques naturels », a indiqué le ministre. Il a rappelé que récemment, soit en 2016, le passage du cyclone tropical très intense Fantala, avec des rafales de l’ordre de 280 km/h, avait constitué une menace réelle pour les îles Agalega et Saint Brandon, de même que le cyclone tropical intense Enawo, en mars 2017, dont les rafales avoisinaient les 250 km/h dans l’océan Indien et qui avait également constitué une menace pour Maurice. Selon Etienne Sinatambou, « si l’on ne récupère pas correctement, les catastrophes peuvent devenir endémiques, ce qui entraînerait des pertes généralisées, entraverait les progrès en matière de développement et exacerberait les vulnérabilités existantes et les inégalités sociales entre les communautés ». Il a dans la foulée ajouté que bien que les catastrophes entraînent un grave recul du développement, « l’expérience montre que le processus de reprise peut offrir une opportunité de changement en s’attaquant aux vulnérabilités et aux facteurs de risque et en reconstruisant mieux ».

« Dans le cadre des efforts nationaux visant à assurer une préparation efficace au relèvement après une catastrophe, le coordonnateur résident des Nations Unies a accepté de fournir un appui pour renforcer les capacités nationales permettant de mener des évaluations complètes des besoins après une catastrophe, conformément à la méthodologie PDNA, qui représente une issue en faveur d’une approche harmonisée et normalisée des efforts déployés par le gouvernement pour estimer les besoins de relèvement après un événement catastrophique et pour planifier et mettre en oeuvre des stratégies de relèvement visant à aider à reconstruire les communautés touchées par la catastrophe », a déclaré Etienne Sinatambou.

Et d’ajouter qu’il existe un consensus croissant sur la nécessité d’une évaluation complète et normalisée après une catastrophe. Selon lui, cette évaluation doit être multi-sectorielle et devrait répondre aux besoins de relèvement liés aux infrastructures, au logement, aux services sociaux et communautaires de manière équilibrée et complète. Les participants à cet atelier de formation sont issus du National Disaster Risk Reduction and Management Centre, du ministère des Finances, du ministère de la Santé ou encore des forces de l’ordre. Des représentants des Nations Unies, de la Banque mondiale et de l’Union européenne participent également au programme.