La cérémonie de signature de l’Avenant 2012-2013 dans le cadre de la Convention cadre de coopération éducative entre Maurice et la France a eu lieu lundi. Le ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree et le recteur de l’Académie de La Réunion Mostafa Fourar ont souligné l’importance d’un tel accord pour les deux îles en présence de l’ambassadeur de France Jean-François Dobelle. Sa particularité : une nouvelle voie aux étudiants à besoins spéciaux.
La Convention cadre de la coopération éducative entre Maurice et la France remonte à 2002. Elle définit les termes de la collaboration entre les deux pays dans le domaine de l’éducation. Cet accord est renouvelé chaque deux ans, considérant les besoins particuliers de chaque pays.
C’est dans ce contexte que l’Avenant 2012-2013 prévoit de nouveaux secteurs comme la petite enfance, la formation professionnelle, notamment en énergies renouvelables, ainsi que l’encadrement des étudiants à besoins spéciaux. Une telle démarche, selon le ministre de l’Éducation, permettra de combattre la marginalisation.
Vasant Bunwaree a aussi souligné que Maurice recherche l’expertise réunionnaise afin de développer le baccalauréat professionnel au Lycée Polytechnique de Flacq ainsi que la formation et le suivi des éducateurs de cet établissement. Le ministre de l’Éducation a cité l’introduction du DELF scolaire dans les écoles en 2010. Le nombre d’étudiants ayant opté pour cet examen est passé de 194 en 2010 à 687 en 2011. « C’est un bel exemple de coopération France-Maurice », a-t-il fait ressortir en citant également le projet Sankoré, qui a permis la numérisation de 500 classes de Std V.
L’ambassadeur de France Jean-François Dobelle a rappelé de son côté que la Convention est réactualisée chaque deux ans en fonction des besoins des partenaires. « La coopération éducative entre Maurice et La Réunion se construit autour de la francophonie. L’introduction du DELF scolaire dans les écoles mauriciennes en est un exemple. »
L’ambassadeur de France a aussi annoncé que le Centre international d’études de La Réunion formerait les examinateurs mauriciens à cet effet. Jean-François Dobelle a rappelé que l’accord cadre intergouvernemental entre Maurice et la France répond à dix secteurs prioritaires de coopération, dont l’éducation et la culture. « C’est un bon défi à relever ensemble. »
Pour Mostafa Fourar, recteur de l’Académie de La Réunion, cet accord est d’une grande importance, permettant « l’intégration de l’académie dans la région ». Il a rappelé que le conseil éducatif de l’océan Indien est au service du progrès dans la région. « Cela permettra de développer des actions dans le domaine de l’éducation et le partage des compétences et des bonnes pratiques. »
Le recteur de l’Académie de La Réunion qualifie la relation entre Maurice et La Réunion d’exemplaire. Elle permet de rehausser les compétences et assure la mobilité des jeunes, a souligné Mostafa Fourar, qui collaborera à la révision du cursus prévocationnel du MITD.