La lecture des journaux peut se révéler passionnante. Si on « pioche » selon un thème choisi, on peut constituer un dossier vivant des événements. Jugez-en.
Environnement physique
Île Plate : abattage illégal d’arbres
Parc national du Val : à l’abandon depuis des années.
Colline Candos : abattage d’arbres ; un rocher qui s’est détaché. « A Maurice peut-on raser arbres et collines ? On dirait Carol ! » (Un habitant)
Pailles : sous le tunnel, déchets, immondices.
Belle Mare : comblement d’un terrain marécageux. L’ajout : c’est le cas de plusieurs terrains marécageux dans la région de Grand Baie.
Vallée des Prêtres : drain bouché.
Rivière du Rempart et Mon Loisir : pollution due à la sucrerie et aux habitants.
Île-aux-Cerfs : la bande d’eau turquoise – bain doré entre l’île-aux-Cerfs et l’îlot Mangénie comblé de sable
Trou-aux-Biches : 15 arbres abattus sur la plage publique.
Balaclava : d’énormes roches sont extraites de la mer – impunément, bien sûr.
Des rivières du pays : Font office de dépotoir, quelle que soit la qualité du service de voirie. On y trouve donc : cartons, bouteilles, chiens et chats morts, réfrigérateurs, matelas.
Les distances entre berges et rivière et constructions sont-elles toujours respectées ?
Quand ces phénomènes prennent une certaine ampleur, on assiste alors à la séquence suivante :
Scène 1 – Alerte est donnée soit par des habitants en colère, soit par une ONG indignée.
Scène 2 – Débarquent alors les Autorités qui :
a)     ne sont au courant de rien ;
b)     sont horrifiés de ce qui se passe, n’ont jamais délivré aucun permis ;
c)     promettent de punir les responsables. Ayant terminé leur numéro, les Autorités peuvent disposer.
Allez donc trouver des responsables à Maurice ! Autant chercher une aiguille dans un champ de cannes…
Environnement bâti
Autre petite collection.
Ile Plate : la tour d’observation « a subi les ravages du temps ».
Beau-Bassin : les belles pierres du bureau de poste ont été peintes.
Mon Choisy et La Preneuse : des constructions illégales
Pointe des Lascars : les travaux du Front de mer sont arrêtés (10 ans).
Cimetière de l’Ouest : la restauration est abandonnée.
Qui nous expliquera pourquoi l’inspectorat fait si cruellement défaut à Maurice ? Il faut bien une instance entre le règlement écrit (qui se trouve dans un tiroir du ministère ou des mairies) et le citoyen. Cette instance, c’est l’inspectorat. La présence de l’inspecteur est indispensable pour faire respecter le règlement ; son absence laissera le champ libre à toutes les licences.
Si toute la superficie plantée en cannes devenait résidentielle, quelles conséquences pour l’environnement ? Une instance quelconque se « penche-t-elle » (adorable expression) sur cette méga-question ?
Les constructions sur terrains marécageux se poursuivent-elles consciencieusement ?
P.S. Bravo au ministre des Finances pour les nouvelles mesures concernant les panneaux publicitaires.
Est-ce bien dans le discours du budget que j’ai trouvé ceci : « Maurice doit continuer à montrer la voie du développement aux nations en développement et petites économies insulaires ». Même si Maurice pouvait servir de modèle aux nations, est-il approprié de le clamer ? Et Maurice pourrait bien reconnaître qu’il a aussi beaucoup à prendre chez les autres, à commencer par des proches : Réunion, Seychelles…
Un regret de taille : l’excellente éducatrice que pourrait être la télévision n’est pas utilisée… Sauf pour propagande gouvernementale. Maurice périssable ?…