En ces temps de déprime et pour en finir avec le catastrophisme, je voudrais partager ces quelques lignes lues de Eric Meyer, de la Revue Géo.
« Depuis le début du XXe siècle, le nombre de décès dans le monde dus à des catastrophes naturelles (tremblements de terre, tsunamis, tempêtes, éruptions volcaniques…) est stable. Quand on observe l’évolution de la population mondiale (7,6 milliards aujourd’hui contre environ 1,6 en 1900), on voit qu’en proportion, il est même significativement plus modeste (malgré le CV19). Une amélioration qui a été rendue possible par la construction de bâtiments de meilleure qualité, le développement d’outils de prévention et de méthodes de secours mieux adaptés. Le progrès technique comme réponse à la violence de la nature : il en va ainsi dans bien d’autres domaines. La mortalité infantile n’a jamais été aussi basse dans le monde, grâce à la médecine. La terre peut nourrir une très grande partie de ses habitants, grâce à de meilleurs rendements agricoles. Bien sûr, en face, la liste est longue de drames causés par la folie des hommes : pollution, massacre de la nature, urbanisation débridée… Mais justement. Face à ces enjeux, le pire ennemi est l’ignorance des progrès scientifiques accomplis, le manque de confiance dans l’imagination humaine, source de toute innovation. Tout le monde est inquiet pour l’avenir de la planète surtout celui de leurs enfants, a peur de l’intelligence artificielle.

Ce que nous savons déjà, c’est que le monde d’après le Coronavirus ne sera plus le même. Nous en sortirons. Mais notre regard non seulement sur notre système de santé, mais aussi notre économie, la politique et la culture. Notre regard sur la mondialisation devra obligatoirement en tenir compte. Le virus ne connait ni frontières, ni riche, ni pauvre. Nous devrons y faire face et dépasser l’isolationnisme ou le nationalisme pour une solidarité globale.

Si une personne inventait le feu aujourd’hui, trouverait-elle une majorité contre elle pour penser qu’il faut se priver de cette source de chaleur et de lumière parce que le danger existe de se brûler ? »

 GAETAN SIEW