Le ministre des Affaires étrangères, Etienne Sinatambou, souhaite que les pays de la région puissent bénéficier pleinement du corridor aérien que Maurice met en place avec l’aéroport de Shangi de Singapour. C’est ce qu’il a affirmé lors de son intervention au conseil des ministres de la COI vendredi dernier.
« Nous souhaitons vivement que les opérateurs économiques et les peuples de la COI bénéficient du corridor aérien que Maurice met en place avec l’aéroport de Changi de Singapour », a insisté Etienne Sinatambou. Il a, par la même occasion, annoncé que des nouvelles connexions seront bientôt ouvertes avec l’Australie et certaines capitales de l’Afrique continentale. « Nos stratégies de développement ne peuvent plus se focaliser uniquement sur nos partenaires économiques traditionnels, il s’agit d’aller saisir les opportunités véhiculées par les économies très développées ou émergentes de l’hémisphère sud ».
Etienne Sinatambou observe que « les atouts complémentaires de nos îles font que le tourisme est appelé à continuer sur sa belle lancée, surtout avec le développement de nouveaux marchés notamment en Asie ». « La Chine est aujourd’hui un marché touristique qui se développe rapidement et les connexions aériennes Maurice-Chine y sont pour beaucoup. Le secteur touristique étant étroitement lié au développement des connexions aériennes, je salue le travail effectué par la COI pour le rapprochement des compagnies aériennes et des autorités de l’aviation civile ».
Le ministre a aussi évoqué le renforcement des connectivités numériques avec la mise en place d’un nouveau câble à fibre optique. Il a, d’autre part, souhaité que le renforcement des systèmes nationaux de sécurité sanitaire des aliments soit pris en compte dans ce projet régional de sécurité alimentaire. Ce qui devrait permettre une utilisation judicieuse des pesticides, entre autres.
La sécurité alimentaire passe aussi par le développement du secteur de la pêche, observe Etienne Sinatambou, qui relève que l’économie océanique intéresse tout le monde. « Il est important que des synergies soient trouvées pour le développement de ce secteur », dit-il. « Nous avons remarqué que pour les projets où ce ne sont que les organisations régionales qui siègent dans les comités de pilotage, un manque de coordination de ces organisations régionales avec leurs pays membres pourrait poser problème. Je demande donc au secrétariat général de la COI de s’assurer que tel ne soit pas le cas ».